Jean-Jacques Goldman

Auteur-compositeur-interprète

100 M€Estimation 2026 · Lama Fortune, classement 2026
Naissance
11 octobre 1951, Paris
Nationalité
Française 🇫🇷
Métier
Auteur-compositeur-interprète
Jean-Jacques Goldman chantant sur scène avec une guitare en 2002
Photo : Sandrine Joly / Wikimedia Commons — CC BY-SA 2.0 ; concert de 2002, version débruitée par Cos-fr
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Fortune et revenus

Lama Fortune estime la fortune personnelle de Jean-Jacques Goldman à 100 millions d’euros en septembre 2026. Le musicien ne tourne plus depuis le début des années 2000, mais, au printemps 2026, sa voix d’auteur revient dans « Dansons », une chanson enregistrée par Céline Dion. Entre ses propres disques, un trio construit sur scène et les chansons écrites pour d’autres, il n’a jamais exercé son métier d’une seule façon.

Parcours et repères

La chanson et l’autre voix

Né à Paris le 11 octobre 1951, Goldman passe du rock de Taï Phong à une carrière solo qui prend son élan avec « Il suffira d’un signe » au début des années 1980. « Quand la musique est bonne », « Envole-moi » ou « Je marche seul » installent ce son où guitares et refrains puissants accompagnent des personnages qui veulent partir, agir, ou simplement tenir leur place.

Il connaît Michael Jones depuis Taï Phong. Pour « Je te donne » en 1985, Goldman arrive avec une maquette et propose au guitariste d’écrire puis de chanter sa partie en anglais. Jones raconte à Purecharts qu’ils racontent chacun leur histoire dans leur langue. La chanson n’est donc pas un solo ponctué d’un invité : leurs timbres et leurs origines différentes en sont la matière. Jones se souvient aussi que beaucoup y ont entendu une chanson contre le racisme, tandis que lui parlait d’abord de leur rencontre et du métissage.

Pour « Là-bas » en 1987, la seconde voix est encore à trouver alors que le morceau est prêt. Goldman écoute des disques et des maquettes sans se décider. Un musicien lui apporte une cassette de Sirima, chanteuse rencontrée dans le métro. Dans un entretien d’époque, il décrit le contraste entre son murmure et sa puissance. Elle accepte après avoir écouté la chanson, où son personnage répond au désir de départ du sien. Le débat du texte devient audible parce qu’ils le chantent à deux.

Trois noms sur la pochette

Carole Fredericks rejoint ses concerts en 1986 ; elle finit par chanter une large partie de la fin du spectacle avec Jones et lui. Lorsque Goldman recommence à écrire, ce sont des duos et des trios qui lui viennent. Plutôt que de sortir un nouvel album sous son seul nom, il enregistre Fredericks Goldman Jones en 1990. Il explique alors que presque toutes les chansons sont interprétées à deux ou trois : la rencontre de ces voix a orienté la composition.

« Nuit », choisi comme premier extrait au dernier jour de la préparation, laisse Goldman chanter en français et Fredericks lui répondre en anglais. Jones cosigne les paroles de ce titre. Le disque est aussi la première coréalisation avec Erick Benzi, selon le site consacré à Carole Fredericks. Dans « Né en 17 à Leidenstadt », chacun est placé devant une autre naissance possible et la question de ce qu’il aurait fait à la place de ceux qu’il juge. L’album Rouge prolonge ensuite le groupe ; en 1993, Jones se rappelle, lors d’une émission avec le trio, l’appartement loué par Goldman pour essayer les chansons ensemble avant l’enregistrement.

L’album entier confié à Johnny Hallyday

En 1986, Goldman accepte d’écrire et de réaliser Gang pour Johnny Hallyday. Dans un entretien donné après la sortie du disque, il distingue les chansons préparées pour Johnny des années plus tôt, dont « L’Envie », celles qu’il avait gardées parce qu’il ne se voyait pas les chanter, puis les titres nés du travail commun, comme « Laura ». Il présente d’abord quinze à vingt chansons ; Hallyday en choisit, demande d’autres thèmes et intervient sur les textes et les arrangements. Leurs calendriers les séparent souvent : Goldman est en tournée, Hallyday tourne un film, et ils échangent des cassettes et se téléphonent. Goldman finit par signer tout l’album alors qu’il pensait initialement n’en écrire qu’une partie.

La maquette de Céline Dion

En préparant D’eux pour Céline Dion, Goldman écrit « Pour que tu m’aimes encore » avec l’idée d’un amour sans demi-mesure. Il ne pense pas tenir le titre le plus fort du lot. Il raconte à France Bleu en 1998 qu’il présente une douzaine de maquettes à Dion et René Angélil dans un petit studio, chantant sans micro avec son texte à la main. Tous deux réagissent immédiatement à cette chanson et veulent en faire le premier titre de l’album ; lui aurait plutôt parié sur « J’attendais » ou « La Mémoire d’Abraham ». Le disque paraît en 1995 et « Pour que tu m’aimes encore » devient l’un des grands morceaux de Dion.

Il poursuit cette collaboration jusqu’à « Encore un soir » en 2016. Dix ans plus tard, le site officiel de Dion annonce « Dansons », écrit par Goldman et publié le 17 avril 2026. L’auteur situe sa naissance en 2020, lorsque les gens dansaient confinés chez eux. La vidéo avec paroles, tournée dans les rues de Paris par Maxime Allouche, accompagne cette nouvelle chanson francophone.

Une chanson pour les Restos

L’écriture de Goldman sert aussi une scène collective. En 1986, il compose « La Chanson des Restos » pour l’appel de Coluche. L’histoire publiée par les Enfoirés montre que la première version réunit déjà des chanteurs, des acteurs, un présentateur et un footballeur. Le texte promet un rendez-vous et de quoi manger pendant l’hiver ; il est ensuite repris par de nouvelles distributions, jusqu’aux Enfoirés Kids en 2017.

La fiche officielle de Goldman recense 27 participations aux spectacles. Sa dernière présence sur scène avec la troupe remonte à 2016. Il s’est également retiré de ses tournées personnelles après Chansons pour les pieds et le spectacle Un tour ensemble. « Dansons » rappelle en 2026 que cette absence de la scène ne signifie pas l’arrêt de l’écriture.

Source de l’image

Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.