Fortune et revenus
La fortune de Yseult est estimée à environ 891 000 euros, soit un million de dollars, par TrendingCelebs dans son évaluation de 2025. La chanteuse française gagne sa vie avec ses disques, la scène et ses collaborations dans la beauté et la mode. À la tête de son label Y.Y.Y., elle réinvestit ses revenus dans la musique : un album, un clip, les équipes qui les fabriquent. Elle raconte avoir économisé pendant quatre ans pour financer Mental, son deuxième album.
Cette indépendance donne une autre lecture de son parcours. Entre la finaliste de Nouvelle Star, la voix de « Corps » et l’interprète de « My Way » aux Jeux de Paris, Yseult a appris à chanter selon ses propres choix, mais aussi à payer pour les réaliser.
Parcours et repères
Nouvelle Star : perdre la finale, défendre ses chansons
Yseult Onguenet naît le 19 août 1994 à Tergnier, dans l’Aisne. Ses parents sont camerounais. À la maison, son père écoute la soul et des musiques africaines ; sa mère aime la variété française. Barbara, Brel et Piaf font partie des artistes qui nourrissent son oreille. Ces écoutes précèdent ses propres allers-retours entre la chanson française, le rock et les musiques de club.
Son père ne souhaite pourtant pas qu’elle fasse de la chanson son métier. Le télécrochet Nouvelle Star, dont la saison commence en 2013, lui offre une manière de défendre ce désir devant lui et devant un public. Elle atteint la finale du 20 février 2014, remportée par Mathieu Saïkaly.
Le lendemain, dans son entretien à Public, elle parle déjà de ses compositions et refuse l’idée d’un album de reprises. Le concours l’a rendue visible en chantant les autres ; elle veut maintenant être entendue avec ses propres chansons. Son assurance est là bien avant les tapis rouges internationaux.
Elle signe chez Polydor et sort son premier album, Yseult, en janvier 2015. « La Vague » et « Bye Bye Bye » accompagnent cette première période pop. Le disque rencontre des ventes décevantes. La télévision lui a ouvert une porte, sans lui donner encore la carrière qu’elle souhaite construire.
Corps : une voix pour parler aussi à son père
Après sa séparation avec Polydor, Yseult reprend la main avec son label Y.Y.Y.. Les EP Rouge et Noir, parus en 2019, puis Brut en 2020, lui permettent d’essayer d’autres formes : rythmes trap, chansons sensuelles, piano et voix beaucoup plus exposée.
« Corps », sur Noir, tient à un piano et à une voix. Le titre peut faire penser à une déclaration sur le physique, d’autant qu’Yseult apparaît nue dans le clip. Elle en donne une autre clé dans son entretien à TOPO : elle expose ses histoires intimes comme elle montrerait un corps. Le morceau porte un pardon adressé à son père et les regrets liés à sa mère. La nudité ne résume pas la chanson ; elle accompagne cette mise à découvert.
Colin Solal Cardo réalise le clip en un seul plan, sans coupure. Yseult reste seule à l’image : rien ne vient détourner l’attention de sa présence et de ce qu’elle raconte. Elle a cherché le réalisateur, négocié et participé à la production. Dans Sparse en février 2020, elle détaille ce travail et annonce cesser de payer pour amplifier ses vidéos et ses publications. Elle préfère les vues venues de sa communauté, même moins nombreuses.
Ses chansons commencent alors au piano. Avec le pianiste bruxellois Ziggy, elle cherche des accords, pose une mélodie et l’enregistre ; les paroles arrivent pendant que Romain développe la production. Cette méthode, décrite au Délit en mars 2020, lui permet de construire le morceau autour de la voix, au lieu de chanter sur un accompagnement déjà terminé.
En février 2021, elle remporte la Victoire de la révélation féminine. Sur scène, elle interprète « Corps » entourée de femmes aux silhouettes éloignées des standards habituels. Lorsqu’elle reçoit sa récompense, elle évoque les difficultés vécues comme femme noire et grosse. La reconnaissance musicale et sa prise de parole arrivent ensemble.
L’indépendance se travaille aussi derrière un ordinateur
Créer son label donne à Yseult la possibilité de choisir les chansons, les collaborateurs, les clips et le calendrier de sortie. Dans La Dépêche en 2021, elle détaille ces décisions très concrètes. Être indépendante ne consiste pas seulement à sortir un disque sans grande maison de disques : il faut organiser son lancement.
En septembre 2024, British Vogue l’interroge dans une voiture à New York. Elle a chanté la veille chez Jimmy Fallon et part rejoindre Karol G à Rock in Rio. Dans l’attente de son vol, elle s’est promis d’envoyer les morceaux terminés de Mental à Spotify et Apple Music. Même à ce moment-là, elle reste la responsable du projet qui doit penser aux fichiers. Artiste, manageuse, productrice, éditrice : les rôles continuent de se superposer après la sortie du studio.
Elle affirme également posséder ses masters dans Grazia. Les masters sont les enregistrements originaux exploités pour vendre ou diffuser la musique. Les conserver permet de garder la propriété de ce qu’elle produit et une place dans les revenus de son exploitation. En contrepartie, elle assume le financement de son travail. Comme chez Pomme, le choix du répertoire s’accompagne d’un rôle de productrice.
Mental : quatre ans d’économies pour changer de son
Mental, sorti le 20 septembre 2024 sous la signature Y.Y.Y./I Have No Fucking Idea, est son deuxième album studio. Yseult y laisse entrer la techno, le rock et des guitares abrasives. Les chansons intimistes n’ont pas disparu, mais elles côtoient une énergie beaucoup plus physique. « Petit <3 » ouvre le disque dans une douceur domestique ; « Gasolina » tire vers un reggaeton saturé ; « Bitch You Could Never » assume une pop électronique agressive.
À Numéro en février 2025, elle précise avoir économisé pendant quatre ans pour produire le disque, le promouvoir et payer ses équipes. La liberté artistique a pris la forme d’une attente et d’un effort financier.
Sur « Anger », elle fait entrer les voix de Kiddy Smile et de Hamzaa. Depuis le studio, elle les appelle pour parler de leur expérience de personnes noires et queer, puis conserve la conversation dans le morceau. Celle qui avait souvent répondu seule aux questions sur sa place dans la société laisse ici ses amis prendre la parole.
| Projet | Sortie | Place dans son parcours |
|---|---|---|
| Yseult | 2015 | Premier album, chez Polydor, après le télécrochet. |
| Rouge et Noir | 2019 | Deux EP indépendants ; « Corps » figure sur Noir. |
| Brut | 2020 | Le piano-voix et l’intimité prennent une place centrale. |
| Mental | 2024 | Deuxième album studio, ouvert au rock et aux musiques électroniques. |
La mode, du vêtement sur mesure à L’Oréal Paris
La mode lui apporte des collaborations professionnelles et une autre manière de construire son image. Elle devient ambassadrice internationale de L’Oréal Paris en 2021. La marque la compte parmi ses ambassadrices mondiales, notamment lors de son défilé à l’Opéra de Paris en 2024. Le montant de son contrat n’est pas public.
Pour Yseult, les vêtements répondent aussi à une expérience personnelle. Dans Vogue, elle raconte ce que signifie travailler avec Olivier Rousteing chez Balmain et Casey Cadwallader chez Mugler : des créateurs conçoivent des pièces pour sa silhouette, là où l’offre de mode peut frustrer une femme grande taille. Elle souhaite mettre ses formes en valeur plutôt que les dissimuler. Dans Interview en février 2025, elle précise que certaines tenues sur mesure lui sont offertes. Elle souhaite aussi élargir les tailles ou créer une collection pour que son public puisse accéder aux vêtements qu’elle porte. À cette date, elle décrit une envie, pas une marque déjà lancée.
Elle défile aussi pour Balenciaga et Alexander McQueen. À Cannes en 2024, son travail avec le styliste Jonathan Huguet réinterprète le New Look de Dior. Pour la clôture des Jeux, Dior adapte une robe noire qu’elle avait remarquée sur Rihanna : la jupe s’allonge et le chapeau devient plus théâtral. Le vêtement participe au spectacle autant qu’à la photographie.
Sevdaliza : la collaboration rêvée devient Alibi
En 2020, lorsqu’on lui demande avec qui elle rêve de travailler, Yseult cite FKA twigs et Sevdaliza. Quatre ans plus tard, elle rejoint cette dernière sur « Alibi », aux côtés de Pabllo Vittar, artiste et drag-queen brésilienne.
Le morceau fait circuler le français, l’anglais, l’espagnol et le portugais sur une basse sombre et un rythme syncopé. Chacune des trois artistes a son couplet ; le refrain reprend « Rosa », une ancienne chanson cubaine. Ces langues et ces voix partagent un même morceau sans effacer leurs différences. À l’été 2024, « Alibi » se propage sur TikTok et entre dans les classements internationaux de Billboard. Yseult participe ensuite à une performance avec Karol G à Rock in Rio.
My Way : un accent, une dernière note et une équipe
Le 11 août 2024, Yseult clôt les Jeux olympiques de Paris avec « My Way », le standard popularisé par Frank Sinatra sur la mélodie de « Comme d’habitude ». Le comité olympique souhaite la version anglaise. Elle raconte à WBUR sa crainte de ne pas rendre justice à la chanson : elle doute de son anglais et de son accent français.
En studio, la chanteuse britannique Hamzaa l’aide à chercher des ornements vocaux et du grain. Yseult veut éviter une interprétation trop lisse et prépare une note finale particulièrement aiguë. Dans Numéro, elle se souvient de Jonathan Huguet tenant sa main des loges jusqu’à la scène, puis des feux d’artifice sur cette dernière note. La prestation paraît solitaire ; son souvenir est peuplé de l’équipe qui l’a accompagnée.
En 2026, un nouveau chapitre pop
Après Mental, Yseult annonce un projet intitulé Woman. Elle le décrit dans Grazia comme une fantaisie pop inspirée des années 1980, avec une esthétique plus colorée et des épaules marquées. Son ambition internationale concerne le son, la scène et les vêtements ensemble.
Ses sorties de 2026 rendent ce travail concret : « Freak », « Now or Never », sorti le 29 mai, puis « Superstar » et « ONE MORE TIME », tous deux parus le 25 septembre. Les crédits de ces deux derniers singles portent le nom Y.Y.Y. Le projet change de couleur ; la structure indépendante reste au générique.
Sources et méthode
Les références qui documentent les chiffres et le parcours. Comment nous vérifions les informations.
Consulter les sources5 références
- Spotify — Yseult, premier album, 5 janvier 2015.
- British Vogue — dans les coulisses de la clôture des Jeux de Paris 2024.
- L’Oréal — les ambassadrices du défilé à l’Opéra de Paris, 2024.
- Qobuz — catalogue d’Yseult, avec « ONE MORE TIME » et « Superstar », 25 septembre 2026.
- Photographie : SWinxy, Yseult au Met Gala du 4 mai 2026, Wikimedia Commons, sous licence CC BY 4.0. Image conservée sans recadrage ni retouche.
Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.
