Fortune et revenus
La fortune d'Alain Souchon est estimée entre 8 et 15 millions d'euros en 2026 par PureFortune. Son activité repose sur les chansons qu'il écrit, les disques et les concerts. Avec Laurent Voulzy, il a signé un répertoire où les mots de l'enfance, les embarras amoureux et les inquiétudes sociales se glissent dans des mélodies que le public chante depuis les années 1970.
La transmission prend une forme très concrète en 2024 : Souchon part en tournée avec ses deux fils, Pierre et Charles, connu sous le nom d'Ours. Ils l'accompagnent au piano et à la guitare, choisissent des titres moins célèbres et font réentendre les grandes chansons avec peu d'instruments.
| Repère | Information |
|---|---|
| Naissance | 27 mai 1944 à Casablanca |
| Nationalité | Française |
| Activité | Auteur-compositeur-interprète |
| Complice musical | Laurent Voulzy |
| Fils musiciens | Pierre Souchon et Ours |
Parcours et repères
Un arrangeur pour donner de l'élan aux mots
Au début des années 1970, Souchon a des textes, mais peine à trouver les musiques qui les porteront. L'Amour 1830 attire l'attention de Bob Socquet, directeur artistique chez RCA. Il encourage le chanteur à préparer un album et lui associe Laurent Voulzy pour les arrangements.
Le récit de France Inter sur J'ai dix ans décrit ce travail commun : Souchon apporte une ébauche rythmée par les mots ; Voulzy pense au jeu de guitare des Wings et l'habille en picking, où les doigts détachent les notes. La comptine prend de l'allant.
Le morceau paraît en 1974. Son narrateur affirme un âge qu'il sait avoir quitté. Les jeux, les bonbons et les récréations recréent une enfance à laquelle un adulte peut encore se raccrocher. Le titre révèle Souchon et donne un point de départ à leur association : la musique avance, tandis que le texte garde sa fragilité et son humour.
Bidon puis Jamais content prolongent ce travail. Allô maman bobo permet à Souchon de chanter le malaise sans adopter la posture d'un homme invulnérable. La plainte a des mots simples et une forme musicale qui la rend partageable.
Foule sentimentale, sans Voulzy à la composition
En 1993, Foule sentimentale ouvre une autre conversation avec le public. Le texte s'en prend aux désirs que la consommation fabrique, aux figures de réussite et aux objets que l'on finit par confondre avec le bonheur. Son refrain laisse une place au rêve et à une vie moins encombrée.
La chanson est écrite et composée par Souchon, comme l'atteste son bulletin de déclaration conservé par la Sacem. Toutes ses mélodies ne viennent donc pas de Voulzy. Le succès fait partie de C'est déjà ça, un album dont la chanson-titre suit aussi le regard d'un homme soudanais dans Paris.
Cette écriture sociale passe par une personne, un désir ou un geste, plutôt que par un programme. Elle reste à hauteur de celui qui écoute. À la Comédie-Française, La Ballade de Souchon, créée au Studio-Théâtre en 2022, fait entendre son répertoire dans un autre cadre, avec des comédiens pour porter les chansons.
Des droits qui suivent les chansons
Souchon est auteur sur les chansons qu'il écrit pour lui-même et pour Voulzy. Sa participation à Rockollection montre que son activité dépasse ses propres disques : il signe les paroles d'un morceau chanté par son ami. Quand une chanson est diffusée ou interprétée en public, la rémunération des créateurs dépend de son exploitation et de la répartition des droits.
La Sacem distingue les parts de l'auteur, du compositeur et de l'éditeur. Le nom le plus visible sur une pochette ne reçoit donc pas nécessairement tous les droits de l'œuvre. Les contrats d'enregistrement et la rémunération des concerts ajoutent d'autres ressources, dont les montants personnels ne sont pas publiés.
Une ordonnance pour partir avec ses fils
La tournée familiale naît aussi d'un conseil inattendu. Dans l'entretien des trois Souchon à la Sacem, Alain raconte qu'après un passage à vide, son médecin lui a prescrit de partir en tournée avec ses deux enfants. Il dit avoir conservé l'ordonnance.
Pierre et Ours revisitent les albums de leur enfance. Ils choisissent des chansons éclipsées par les singles, en plus des succès attendus. Le spectacle se construit autour du répertoire d'Alain.
Le trio remplace l'orchestre habituel par une présence plus dépouillée. Les voix se rejoignent ; le texte reste au premier plan. Père et fils deviennent des partenaires de scène.
Studio Saint-Germain, les chansons ramenées près des voix
Le site officiel présente Studio Saint-Germain comme le prolongement de cette tournée. Les trois musiciens enregistrent en quelques jours, avec des arrangements centrés sur le piano, la guitare et le chant. La Ballade de Jim, Rame et S'asseoir par terre retrouvent cette proximité.
La tournée, d'abord courte, dépasse les 110 dates selon le site officiel, qui cite notamment l'Olympia, le Dôme de Paris, le Casino de Paris et The Town Hall à New York. Le succès du spectacle devient un disque, mais la transmission se voit d'abord dans le travail : choisir ensemble, accompagner, puis laisser la voix du père raconter une chanson que les fils ont entendue enfants.
Photographie : Guy Delsaut, CC BY-SA 4.0. Recadrage central vertical 800 × 1200 de l’original 2560 × 1712 ; sans agrandissement.
Sources et méthode
Les références qui documentent les chiffres et le parcours. Comment nous vérifions les informations.
Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.
