Dany Boon

Humoriste, acteur et réalisateur

75 M€Estimation 2026 · LaMaFortune — classement des acteurs français (actualisé le 15 mai 2026)
Naissance
26 juin 1966
Lieu de naissance
Armentières, France
Nationalité
Française
Métier
Humoriste, acteur et réalisateur
Dany Boon à la cérémonie des César du cinéma en 2018
Photo : Georges Biard / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0, photographie de Dany Boon à la cérémonie des César du cinéma, 2 mars 2018
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Fortune et revenus

La fortune de Dany Boon est estimée à 75 millions d’euros dans le classement 2026 de LaMaFortune. Bien avant le succès de Bienvenue chez les Ch’tis, Daniel Hamidou faisait déjà rire dans la rue et sur scène avec l’accent du Nord.

Parcours et repères

D’Armentières aux rues de Paris

Né à Armentières en 1966 d’une mère originaire du Nord et d’un père kabyle, Dany Boon étudie le dessin à Tournai. Il raconte dans Sept à huit que sa mère, femme de ménage, lui donne toutes ses économies pour tenter Paris. Il y gagne quelques pièces comme mime automate, tout en cherchant une scène. Dans un entretien au Monde, il précise : 10 000 francs. Une dispense lui ouvre le cours Simon. Il quitte ensuite un emploi de dessinateur de storyboards pour jouer dans une petite salle du Café de la Gare, parfois devant deux spectateurs.

Cette attention à sa région nourrit Dany Boon à s’baraque et en ch’ti (2003), spectacle devenu un succès populaire. Au cinéma, il joue dans Joyeux Noël (2005), puis réalise La Maison du bonheur (2006), adaptation d’une pièce qu’il avait écrite. Il voulait apprendre à diriger un film avant celui sur sa région.

Pourquoi Bienvenue chez les Ch'tis a dépassé le gag d’accent

Dans Bienvenue chez les Ch'tis (2008), Philippe Abrams (Kad Merad), directeur d’un bureau de poste du Sud, tente d’obtenir une mutation sur la Côte d’Azur en fraudant son administration. Démasqué, il est envoyé à Bergues. Il s’attend au froid, à des gens rustres et à une langue incompréhensible ; il découvre une équipe accueillante, notamment Antoine Bailleul, le facteur et carillonneur joué par Boon. Lorsque Philippe rentre chez lui, il prétend que le Nord est un enfer pour ne pas décevoir sa femme : la comédie naît de ce mensonge qui inverse les préjugés du départ.

Boon réalise le film, le coécrit avec Franck Magnier et Alexandre Charlot et y tient l’un des rôles principaux. Il choisit une comédie sans méchanceté, où les personnages ont des défauts mais restent humains. Le parler ch’ti sert autant au rythme des scènes qu’à rendre visible la distance entre l’image que l’on se fait d’une région et les gens qu’on y rencontre. Le long métrage a dépassé les 20 millions d’entrées en France ; son succès a fait de Bergues un lieu de visite pour les spectateurs.

C’est aussi le moment où son économie change d’échelle. Screen Daily a rapporté environ 26 millions d’euros de revenus en 2008, grâce aux Ch’tis et à ses participations.

Des frontières aux phobies, ses comédies partent d’un personnage

Après le succès, Boon reprend la réalisation sans simplement refaire le même film. Dans Rien à déclarer (2011), l’abolition des contrôles à la frontière franco-belge transforme deux douaniers que tout oppose en collègues d’une brigade volante. Le ressort comique vient du choc entre l’hostilité de Ruben (Benoît Poelvoorde) et la loyauté contrariée de Mathias (Boon), secrètement amoureux de la sœur de son partenaire.

Supercondriaque (2014) déplace le terrain vers la peur du corps : Romain, hypocondriaque et solitaire, entraîne son médecin dans une confusion sentimentale et médicale. Dans Raid Dingue (2017), Johanna (Alice Pol), policière maladroite mais déterminée, rêve d’intégrer le RAID ; Boon joue Eugène Froissard, instructeur misogyne qui doit apprendre à travailler avec elle. La situation comique vient du décalage entre l’assurance du personnage et ce que les événements lui font comprendre.

Boon prête aussi sa voix française à Olaf dans La Reine des neiges.

Du Club Med au retour sur scène

Avec La Vie pour de vrai (2023), Boon revient derrière la caméra et retrouve Kad Merad. Cette fois, il joue Tridan, un homme qui a grandi au Club Med et dont les amis changeaient tous les huit jours. Il quitte cet univers à cinquante ans pour retrouver Violette, son amour d’enfance. À Paris, Louis, un demi-frère qu’il vient de découvrir, demande à Roxane de se faire passer pour elle afin de se débarrasser de cet invité encombrant. Pathé décrit ce dispositif : le rire tient à la crédulité de Tridan, mais aussi à la gêne de ceux qui profitent de sa confiance. Boon scénarise, réalise et joue le rôle principal ; Kad Merad incarne Louis et Charlotte Gainsbourg Roxane.

Dans Regarde (2025), Boon laisse la réalisation à Emmanuel Poulain-Arnaud et joue Antoine face à Audrey Fleurot. Leur fils Milo risque de perdre la vue. Les parents séparés réagissent différemment : Chris veut lui montrer le monde tant qu’il le peut ; Antoine veut qu’il apprenne d’abord le braille et gagne de l’autonomie. Dans l’entretien du distributeur, Boon explique ce qui l’a attiré dans cette histoire et dans la façon dont Poulain-Arnaud dirige les acteurs. Il retrouve un père maladroit, mais le désaccord porte ici sur une décision concrète pour leur enfant, plutôt que sur une farce de voisinage.

En 2025, il revient aussi au seul-en-scène après sept ans d’absence. Dans Clown n’est pas un métier, Le Monde décrit un artiste qui mime les corps courbés sur les téléphones, fait entendre l’ancien bruit d’une connexion Internet et raconte ses propres phobies. À la sortie des Ch’tis, il avait téléphoné à sa mère pour lui annoncer l’affluence. Elle lui avait conseillé de ne pas acheter de nouvelle voiture, raconte-t-il dans le même entretien de 2017.

Sources et méthode

Les références qui documentent les chiffres et le parcours. Comment nous vérifions les informations.

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Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.