Fortune et revenus
La fortune de Dimitri Payet est estimée à environ 13,4 millions d’euros, soit 15 millions de dollars selon CelebList pour 2026. L’ancien milieu offensif a bâti sa carrière entre la Ligue 1, West Ham et une dernière aventure à Vasco da Gama. Il a annoncé sa retraite le 22 mars 2026, à quelques jours de ses 39 ans.
Ses ressources viennent d’abord de ses contrats de footballeur. West Ham lui a offert sa rémunération la plus élevée ; Marseille lui a donné son ancrage le plus durable. Le retour de Londres, la prolongation à salaire réduit puis le départ pour le Brésil racontent trois façons de choisir la suite : revenir chez soi, s’engager dans la durée, puis continuer à jouer quand son club prépare déjà l’après.
Parcours et repères
Les salaires de West Ham à Vasco da Gama
À Londres, le salaire de Payet atteint environ 650 000 euros bruts par mois, d’après le bilan de carrière publié par Sportune en mars 2026. Le média estime à 500 000 euros mensuels sa rémunération lors de son retour à l’OM en 2017. Ces montants situent le statut acquis par un joueur arrivé en Angleterre à 28 ans, après dix années dans les clubs français.
Son dernier engagement, au Brésil entre 2023 et 2025, correspond à un autre niveau de rémunération : Sportune retient environ 175 000 euros par mois à Vasco. Payet n’y joue plus depuis la rupture de son contrat en juin 2025. Il n’a donc pas de salaire de joueur à Vasco en 2026.
| Club et période | Salaire mensuel estimé par Sportune, mars 2026 |
|---|---|
| Lille, 2011-2013 | 200 000 € |
| Marseille, 2013-2015 | 275 000 € |
| West Ham, 2015-2017 | 650 000 € |
| Marseille, 2017-2020 | 500 000 € |
| Vasco da Gama, 2023-2025 | 175 000 € |
De La Réunion aux espaces de Bielsa
Né le 29 mars 1987 à Saint-Pierre, à La Réunion, Payet connaît très jeune l’éloignement. Sa formation passe par Le Havre, puis par un retour sur l’île à l’AS Excelsior, avant Nantes. Il rejoint ensuite Saint-Étienne en 2007, Lille en 2011 et Marseille en 2013. Le chemin vers le haut niveau comporte donc un retour au point de départ, bien avant ses allers-retours entre Marseille et Londres.
Son métier est celui d’un créateur : recevoir le ballon dans un espace étroit, attirer un adversaire, trouver le départ d’un attaquant. Un milieu offensif ne travaille pas seulement lorsqu’il frappe au but. La passe doit partir assez tôt pour servir la course, assez tard pour laisser le défenseur se déplacer. Le destin du ballon dépend ensuite de celui qui le reçoit.
À Marseille, Marcelo Bielsa transforme sa compréhension du jeu pendant la saison 2014-2015. Dans un entretien diffusé par Ligue 1+ et repris par la LFP en mars 2026, Payet se souvient de séances pouvant durer trois heures. Il résume ce changement ainsi : « Avant Bielsa, je jouais au football, avec lui, j’ai compris le football. »
Son entente avec André-Pierre Gignac donne une forme concrète à ce travail. L’attaquant inscrit 21 buts en championnat cette saison-là. Payet le cite comme le partenaire avec lequel il s’est le mieux entendu, sur le terrain comme en dehors. Il rappelle aussi que la réussite d’un passeur tient à celle du finisseur : une ouverture brillante devient une passe décisive seulement si le ballon termine dans le but.
Londres, un dribble et une rupture
West Ham le recrute à l’été 2015. Slaven Bilić dirige alors la dernière saison du club au Boleyn Ground, avant le déménagement au London Stadium. Les Hammers terminent septièmes de Premier League. Payet fait partie des joueurs qui donnent à cet adieu sportif davantage qu’une cérémonie de souvenirs : l’équipe bat Manchester United 3-2 lors de son dernier match dans le vieux stade.
Le 1er octobre 2016, dans la nouvelle enceinte, son talent prend une autre forme. West Ham a perdu ses quatre précédents matchs de championnat et Middlesbrough vient d’ouvrir le score. Payet reçoit le ballon sur la gauche, traverse la défense en éliminant quatre adversaires, puis bat Víctor Valdés d’un tir croisé. Le récit de la Premier League restitue cette action qui sauve un nul, 1-1. Le créateur peut aussi terminer ce qu’il vient de fabriquer.
Mais l’aventure anglaise s’arrête quelques mois plus tard. En janvier 2017, Bilić annonce que Payet ne veut plus jouer pour West Ham. Le joueur s’entraîne avec les moins de 23 ans pendant que Marseille négocie son retour. Les clubs finissent par s’entendre sur 25 millions de livres, un prix de transfert versé à West Ham.
Sky Sports rapporte que Payet invoque des raisons familiales pour revenir et accepte une baisse de salaire. Le choix froisse Londres, où il était devenu l’une des figures de l’équipe. Il replace pourtant Marseille au centre de sa vie professionnelle, pour six années supplémentaires.
La frappe qui ouvre l’Euro 2016
Entre ces deux vies de club, le 10 juin 2016 reste son grand soir en équipe de France. Le match d’ouverture de l’Euro oppose les Bleus à la Roumanie au Stade de France. Olivier Giroud marque de la tête sur un centre de Payet ; Bogdan Stancu égalise sur penalty. À l’approche de la fin, le pays organisateur risque de commencer son tournoi par un nul.
À la 89e minute, Payet frappe du gauche depuis l’extérieur de la surface. Le ballon se loge dans la lucarne. La France gagne 2-1. Passeur sur le premier but, auteur du second, il quitte le terrain en larmes. La soirée ne se résume pas au beau geste : quelques mois auparavant, sa présence dans le groupe n’était pas acquise. Didier Deschamps l’avait rappelé en mars, après une longue absence.
Dans son entretien à l’UEFA pendant le tournoi, il relie cette émotion au travail de la saison et à l’incertitude qui précédait son retour. Il insiste aussi sur la répétition nécessaire pour réussir les coups francs : le geste spectaculaire du dimanche commence sur les terrains d’entraînement.
Payet marque encore contre l’Albanie et l’Islande. Il termine l’Euro avec trois buts, tandis qu’Antoine Griezmann en inscrit six et reçoit le prix de meilleur joueur. La France atteint la finale, mais le Portugal gagne après prolongation. Payet conservera 38 sélections et huit buts avec les Bleus.
Deux soirées européennes, deux issues différentes
Le retour à Marseille l’amène jusqu’à la finale de Ligue Europa 2018. L’OM affronte l’Atlético de Madrid le 16 mai, à Lyon. Dans les premières minutes, Payet ouvre la défense espagnole pour Valère Germain, qui manque une occasion nette. Marseille a trouvé une brèche ; l’équipe ne la transforme pas en avantage.
Une perte de balle d’André Zambo Anguissa permet ensuite à Griezmann de marquer. Payet, déjà incertain avant le match, doit sortir blessé en première période. Le joueur qui organise les attaques ne peut plus aider son équipe à revenir. L’Atlético gagne 3-0, avec un doublé de Griezmann. Le compte rendu de l’UEFA souligne combien sa sortie pèse sur le jeu marseillais.
Quatre ans plus tard, le 7 avril 2022, il laisse une autre image face au PAOK Salonique en quart de finale aller de Ligue Europa Conférence. Après avoir servi Gerson pour l’ouverture du score, il reprend un ballon de Cengiz Ünder à l’entrée de la surface. La frappe part au rebond et traverse la distance jusqu’au but. Marseille gagne 2-1. Les observateurs techniques de l’UEFA, puis les supporters, désignent cette réalisation but de la saison de la compétition.
Ces deux matchs donnent à voir la même fonction, avec des fins opposées : un joueur dont les passes peuvent mettre l’attaquant devant le gardien, et dont une seule frappe peut rester attachée à une soirée entière.
Prolonger à salaire réduit, puis choisir de jouer encore
En juin 2020, Marseille et Payet trouvent un accord qui dépasse une simple prolongation. Le contrat court désormais jusqu’en 2024, avec un projet de reconversion au club. Jacques-Henri Eyraud annonce une réduction de 50 % pour 2020-2021, puis de 30 % pour 2021-2022, par rapport à la rémunération précédente. Sur les dernières années, une part importante du salaire dépend aussi de sa présence dans le onze de départ.
Ces conditions, détaillées par L’Équipe, lient son avenir à Marseille, mais rendent sa rémunération plus sensible à son rôle sportif. Le contrat achète du temps ensemble ; il ne garantit pas une place sur le terrain.
Le 21 juillet 2023, Pablo Longoria annonce finalement son départ. Payet explique que l’OM lui propose d’arrêter de jouer et d’intégrer le club. Il préfère poursuivre sa carrière. À 36 ans, il ne veut pas encore passer de l’autre côté de la ligne de touche.
Vasco da Gama lui en offre la possibilité. Il signe à Rio en août 2023, dans un club engagé dans la lutte pour le maintien. L’accueil des supporters précède son premier match : Payet arrive avec une réputation et le numéro 10, puis doit trouver sa place dans un nouveau championnat. L’expérience dure près de deux ans. Le 9 juin 2025, Vasco annonce une rupture de contrat à l’amiable, avant l’échéance prévue de juillet.
Le dernier micro, entre Marseille et Lille
Payet annonce sa retraite pendant la mi-temps d’OM-Lille, le 22 mars 2026. Les deux maillots renvoient à des chapitres de sa carrière. Il est sans club depuis son départ du Brésil ; le moment ferme une attente plutôt qu’il ne termine une dernière saison en cours.
La Ligue 1 lui compte 103 buts et 106 passes décisives. Ce bilan réunit ce que son jeu a souvent séparé en deux gestes : préparer le but des autres, puis prendre lui-même la frappe. Les trophées majeurs lui ont échappé. Le ballon contre la Roumanie, la traversée de la défense de Middlesbrough et la reprise face au PAOK restent, eux, faciles à reconnaître.
À découvrir aussi
Sources et méthode
Les références qui documentent les chiffres et le parcours. Comment nous vérifions les informations.
Consulter les sources7 références
- FFF — identité, sélections et clubs de Dimitri Payet.
- UEFA — France-Roumanie, match d’ouverture de l’Euro, 10 juin 2016.
- L’Équipe — départ de Marseille, 21 juillet 2023.
- EFE, via Swissinfo — fin de contrat à Vasco, 9 juin 2025.
- RTL — annonce de la retraite, 22 mars 2026.
- Banque centrale européenne — taux de change du 2 octobre 2026.
- Portrait : Supporterhéninois, Wikimedia Commons, 3 février 2021 ; recadrage FMSky, sous CC0 1.0.
Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.
