Michael Bloomberg

Fondateur de Bloomberg LP et ancien maire de New York

84 Md€Estimation 2026 · Forbes, profil temps réel du 1er octobre 2026
Nationalité
🇺🇸 États-Unis
Métier
Fondateur de Bloomberg LP et ancien maire de New York
Michael Bloomberg à la première de Cats: The Jellicle Ball à Broadway, le 7 avril 2026.
Photo : PhilipRomanoPhoto / WikiPortraits, recadrage TheSilksongPikmin / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0
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Fortune et revenus

Michael Bloomberg possède, selon Forbes, 88 % de Bloomberg LP. Cette société privée de données financières est la principale source de sa fortune, estimée par le magazine à 94,9 milliards de dollars au 1er octobre 2026 (environ 84 milliards d’euros). Il l’a créée après avoir perdu son poste chez Salomon Brothers, puis s’en est éloigné pendant douze ans pour diriger New York.

Parcours et repères

Le licencié de Salomon Brothers vend une machine aux banques

Entré chez Salomon Brothers en 1966, Bloomberg passe du négoce d’actions aux systèmes informatiques. En 1981, la réorganisation qui suit le rachat de la banque met fin à sa carrière dans la maison. Il connaît déjà les écrans de marché : les cours circulent, mais les comparer, retrouver une obligation et mesurer son rendement demandent plusieurs outils et beaucoup de temps. Avec Charles Zegar, Tom Secunda et Duncan MacMillan, il fonde Innovative Market Systems, futur Bloomberg LP.

Leur premier produit, lancé au début des années 1980, réunit dans un même poste les données de marché, des calculs et un moyen de communiquer avec les autres professionnels. Au départ, le Terminal n’est même pas un simple logiciel : un écran est relié à du matériel installé dans un placard, les câbles jaunes courent dans la salle de marché. La courbe des rendements obligataires apparaît en monochrome à côté du texte. L’outil donne au négociateur une réponse utilisable pendant qu’il travaille, sans lui imposer de reconstituer l’information ailleurs.

La machine change ensuite de support, passant sur PC à la fin des années 1980. Les services ajoutent les nouvelles, la messagerie et des données spécialisées. En 2012, Bloomberg refond son interface sous le nom NEXT après avoir observé des clients dans un laboratoire équipé de caméras et d’un suivi du regard. Des employés de banques utilisent encore l’outil des décennies après son lancement : Bloomberg vend un accès de travail quotidien, entretenu par une équipe de produits et de données, au-delà de la marque de presse connue du public.

Une entreprise privée qu’il ne dirige plus au quotidien

Bloomberg finance le démarrage et conserve la grande majorité du capital. En 2023, il confie la direction générale à Vlad Kliatchko, auparavant responsable des produits et de l’ingénierie. Le fondateur reste propriétaire de l’entreprise privée.

New York : un numéro unique et un troisième mandat contesté

Bloomberg est élu maire de New York en 2001, quelques semaines après les attentats du 11-Septembre. Il gouverne du 1er janvier 2002 à la fin de 2013. Son administration assemble plus de quarante lignes d’assistance en un service : le 311. Le premier appel, à 00 h 01 le 9 mars 2003, signale une fête bruyante à Jackson Heights. Le même numéro reçoit ensuite des demandes de chauffage, des plaintes sur le bruit ou des questions sur les permis. À son dixième anniversaire, la ville compte près de 160 millions d’appels. La loi de 2003 interdisant de fumer dans les bars et restaurants incarne une autre priorité de santé publique.

La crise financière de 2008 conduit Bloomberg à demander un troisième mandat alors que la limite en autorise deux. Il soutient qu’une ville exposée à Wall Street a besoin de continuité. Le conseil municipal vote l’extension par 29 voix contre 22 le 23 octobre 2008 ; une présidente du conseil, Christine Quinn, défend publiquement le droit des électeurs à choisir dans la crise. Les New-Yorkais le réélisent en 2009, mais l’épisode met au jour le coût politique d’une règle changée au bénéfice du maire en place.

Sa politique policière produit un conflit plus durable. Les contrôles de rue dits stop-and-frisk se multiplient sous ses mandats et frappent de façon disproportionnée les habitants noirs et latinos. En 2019, Bloomberg présente des excuses pour avoir soutenu cette pratique, juste avant sa candidature à l’investiture présidentielle démocrate. Sa campagne de 2020, largement financée sur ses fonds, s’arrête après les primaires du Super Tuesday.

Une fortune tournée vers des programmes précis

Depuis la mairie, Bloomberg Philanthropies finance notamment la santé publique, les villes, l’éducation et le climat. Une décision de 2024 est concrète : un don d’un milliard de dollars à Johns Hopkins pour alléger les frais des étudiants en médecine issus de familles gagnant moins de 300 000 dollars par an. L’université est celle où Bloomberg a étudié avant Harvard.

Sur le climat, le programme Beyond Carbon travaille avec des associations et des collectivités pour remplacer des centrales américaines au charbon et au gaz. Le bilan publié par l’organisation en 2025 attribue à ces partenariats l’arrêt de 390 des 530 centrales au charbon du pays depuis le début des efforts en 2010. Ce bilan revendiqué par le programme comprend le travail de ses partenaires locaux.

Forbes indique qu’il s’est engagé à transmettre sa participation dans Bloomberg LP à sa philanthropie à son décès, éventuellement avant. Sa famille a aussi ses propres engagements : dans un entretien donné à Katie Couric en 2017, Bloomberg parle de ses filles Emma, engagée pour l’école, et Georgina, cavalière qui soutient l’équitation adaptée. Il se souvient d’Emma enfant, dans son bureau de Park Avenue, désignant par la fenêtre un homme vivant dans une boîte en carton. Elle lui avait demandé pourquoi cet homme n’avait pas de maison alors qu’eux en avaient une. Il dit avoir eu du mal à lui répondre.

Photo : PhilipRomanoPhoto / WikiPortraits, recadrage TheSilksongPikmin, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.

Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.