Fortune et revenus
La fortune de Véronique Sanson est estimée à 10 millions d’euros, selon Fortune de Star, dans sa fiche mise à jour le 13 août 2026. La chanteuse et compositrice a bâti sa carrière autour de chansons qu’elle écrit, de disques régulièrement réédités et de concerts où son piano reste le point de ralliement. Amoureuse, Vancouver, Ma révérence et Chanson sur ma drôle de vie ont aussi trouvé d’autres voix que la sienne.
Chez Sanson, une chanson peut changer de pays, d’interprète ou d’orchestration sans disparaître du répertoire. Cette circulation prolonge la vie de ses compositions et les droits associés. Elle explique une part de la longévité de son activité, avec les enregistrements et la scène.
Parcours et repères
Deux jours de studio pour faire entendre une nouvelle voix
Née le 24 avril 1949 à Boulogne-Billancourt, Véronique Sanson grandit dans une famille où l’on joue du piano. Son père René lui en transmet le goût ; sa mère Colette lui apprend ses premiers accords de guitare. Elle supporte mal la discipline des cours et poursuit son apprentissage seule. Avec sa sœur Violaine et François Bernheim, elle forme les Roche Martin. Le groupe enregistre en 1967, mais le succès ne vient pas.
Michel Berger, rencontré dans cette première aventure, devient son compagnon et le réalisateur de son premier album. Un autre Michel, Bernholc, en écrit les arrangements. Véronique apporte ses chansons, sa voix au vibrato très marqué et une façon de faire rebondir les mots sur le piano.
Le disque paraît le 20 mars 1972. On le connaît aujourd’hui sous le nom d’Amoureuse, même si ce titre ne figurait pas encore sur la pochette originale. Les séances ont été courtes : deux jours, avec les musiciens jouant en direct. Dans les souvenirs et entretiens rassemblés sur son site officiel pour les quarante ans du disque, Sanson explique son malaise lorsqu’elle chante au casque et sa préférence pour cet enregistrement collectif.
La radio choisit d’abord Besoin de personne. La chanson affirme une liberté de décision, plutôt qu’un désir de solitude. Cette jeune femme veut choisir sa vie et les personnes qui l’entourent. Le balancement du piano, les influences brésiliennes et la souplesse du chant font entendre autre chose que la variété française habituelle. Bahia et Mariavah laissent, eux, entrer des ailleurs réels ou imaginaires dans ce premier disque.
L’Amérique, un fils et Le Maudit
En février 1973, alors que sa carrière française vient de démarrer, Sanson part rejoindre Stephen Stills. Le guitariste et chanteur américain est l’un des membres de Crosby, Stills & Nash. Ils se marient en Angleterre, puis vivent aux États-Unis. Leur fils Christopher naît en avril 1974. Il deviendra lui aussi musicien, sous le nom de Chris Stills.
Ce départ se retrouve dans le son de Le Maudit, paru en septembre 1974. Véronique participe à bien davantage que l’interprétation : elle signe l’essentiel des paroles et musiques, les arrangements et la réalisation artistique. Les séances se déroulent en Californie, à Hollywood et à Sausalito, avec notamment le guitariste Donnie Dacus et le percussionniste Joe Lala.
L’album commence par les percussions d’Alia Soûza et se termine par le rock d’On m’attend là-bas. Entre les deux, les cordes et les guitares donnent une ampleur nouvelle à ses chansons. Christopher fait entrer son fils dans le disque ; Ma musique s’en va en porte une tonalité beaucoup plus sombre. L’exil nourrit ainsi un album qui peut passer de l’élan rythmique à la séparation.
À l’automne 1974, Sanson revient chanter en France et se produit à l’Olympia. Le piano, jusque-là instrument d’écriture et de studio, devient le centre d’un rendez-vous régulier avec le public.
Vancouver, les cuivres et les grandes salles
Pour Vancouver, en 1976, Sanson travaille avec le producteur Bernard Saint-Paul et enregistre à Londres, au studio Trident. Elle partage les arrangements avec Michel Bernholc. Le disque associe les chansons françaises aux titres anglais When We’re Together, Sad Limousine et Full Tilt Frog. Les langues cohabitent dans un même univers de piano, de rythmes et de cordes.
Hollywood, l’année suivante, pousse plus loin le travail de l’orchestre. Jimmie Haskell arrange les cordes, Steve Madaio les cuivres. Véronique signe les paroles et musiques et tient le piano. Bernard’s Song et Féminin donnent au répertoire une pulsation qui prendra toute sa place en concert. Alain Chamfort participe aux chœurs de plusieurs titres.
En 1978, elle remplit le Palais des sports de Paris pour six concerts. La scène change d’échelle : les chansons n’appartiennent plus seulement à la proximité d’un piano, elles peuvent occuper une grande salle avec une section de cuivres et une équipe de musiciens. Cette fidélité au concert traversera les décennies, même lorsque les nouveaux albums s’espaceront.
| Année | Disque | Ce qu’il apporte au répertoire |
|---|---|---|
| 1972 | Amoureuse | Le premier album, avec Besoin de personne et Bahia. |
| 1974 | Le Maudit | Des enregistrements californiens et une réalisation artistique signée Sanson. |
| 1976 | Vancouver | Des chansons françaises et anglaises, enregistrées à Londres. |
| 1977 | Hollywood | Les cordes et les cuivres autour de Bernard’s Song et Féminin. |
| 1992 | Sans regrets | Rien que de l’eau et des chansons anciennes remises en lumière. |
| 1999 | D’un papillon à une étoile | Un album consacré aux chansons de Michel Berger. |
| 2016 | Dignes, dingues, donc… | De nouvelles collaborations, dont Et je l’appelle encore. |
Amoureuse voyage sans attendre sa compositrice
La trajectoire d’Amoureuse ne suit pas exactement celle de son premier album. En France, Besoin de personne attire d’abord davantage l’attention. Ailleurs, la chanson qui raconte une nuit d’amour et son inquiétude devient une porte d’entrée vers Sanson.
En 1973, Kiki Dee enregistre l’adaptation anglaise de Gary Osborne sur Loving and Free. Elton John et Clive Franks réalisent cette version, qui donne à la chanteuse britannique l’un de ses premiers grands succès. D’autres interprètes s’emparent de la mélodie : Olivia Newton-John, Helen Reddy et Shirley Bassey, notamment. Une autre adaptation anglaise, Emotion, porte des paroles différentes. Le site officiel de Sanson répertorie des reprises dans six langues, par plus de trente artistes.
La chanson reste aussi disponible pour des lectures très différentes. En 2012, Jeanne Cherhal reprend sur scène l’ensemble du premier album, seule au piano. Elle pose le 33-tours sur un électrophone avant de jouer : l’hommage suit l’ordre des morceaux, comme une écoute devenue concert. Le disque n’est pas seulement une réserve de tubes, il peut se transmettre comme un ensemble.
Pour une compositrice, ces nouvelles interprétations prolongent les usages d’une œuvre. Les passages à la radio, les concerts, les ventes et les écoutes enregistrées peuvent produire des droits d’auteur répartis entre les ayants droit. Les adaptations ajoutent leurs propres crédits ; elles ne font pas disparaître la musique d’origine. Notre dossier sur les droits d’une chanson écrite pour quelqu’un d’autre détaille cette distinction entre écrire une chanson et enregistrer sa voix.
Rien que de l’eau, puis les chansons de Michel Berger
Sans regrets, en 1992, rappelle que Sanson travaille aussi avec les compositions des autres. La musique de Rien que de l’eau est signée Bernard Swell ; les paroles portent leurs deux noms. L’album est réalisé par Bernard Saint-Paul, avec les arrangements et programmations d’Hervé Le Duc. Leland Sklar tient la basse et les Memphis Horns participent aux cuivres. Le répertoire retrouve une couleur américaine, jusque dans les studios d’Hollywood et de Memphis où se déroulent les séances.
À côté de ce nouveau succès, des chansons plus anciennes reparaissent : Mon voisin, Une odeur de neige, Le feu du ciel. Sanson remet en circulation une partie de son travail de jeunesse. Son histoire musicale peut avancer en retournant dans ses propres cahiers.
Après la mort de Michel Berger en août 1992, elle commence à chanter son répertoire sur scène. En 1999, D’un papillon à une étoile lui est entièrement consacré. On y retrouve Pour me comprendre, Le paradis blanc, Diego, libre dans sa tête et La minute de silence. Hervé Le Duc assure la direction musicale et Paul Buckmaster arrange les cordes.
Cette fois, les paroles et musiques sont celles de Berger. Sanson est l’interprète qui les remet au premier plan. La proximité de leurs premières années donne une résonance particulière au projet, mais les crédits gardent la distinction entre son œuvre et celle qu’elle choisit de chanter.
La famille et les musiciens entrent dans les nouvelles chansons
En 2016, Dignes, dingues, donc… réunit dix titres dont les signatures racontent une vie de collaborations. Chris Stills compose Docteur Jedi et Mr Kill, sur des paroles de sa mère. Violaine participe à L’écume de ma mémoire. Le bassiste Dominique Bertram, compagnon de scène de longue date, contribue également à plusieurs chansons.
Et je l’appelle encore évoque Colette, la mère disparue de Véronique. Mehdi Benjelloun en compose la musique ; Sanson en écrit le texte. Le piano et les cordes accompagnent ce mouvement très concret du deuil : continuer à appeler quelqu’un qui n’est plus là. Le morceau montre une autrice qui peut confier la mélodie à un autre musicien et conserver une parole profondément personnelle.
Le disque passe aussi par la pop, le blues et la samba. Zaz rejoint Sanson sur Zéro de conduite. Ce travail collectif garde l’écriture ouverte, après des décennies de chansons composées au piano.
Un concert peut continuer après le dernier rappel
La tournée Hasta Luego fournit un exemple récent de la façon dont la scène nourrit aussi les enregistrements. Le concert du 24 mars 2023 au Dôme de Paris est filmé, puis projeté au cinéma et publié sur disque et en vidéo en 2024. France Télévisions en annonce également la diffusion. Un même spectacle peut ainsi être retrouvé dans une salle, devant un écran ou sur un album live.
Vianney y chante Hasta luego avec Sanson, une chanson qu’ils ont coécrite. Zaz la rejoint sur C’est long c’est court, tandis que Natalie Dessay choisit Bernard’s Song. Chris Stills interprète seul au piano Where Love Is Found. Le programme rapproche ses chansons anciennes, ses collaborations récentes et le musicien qu’est devenu son fils.
Cette histoire de scène reste en cours. Au 3 octobre 2026, La Seine Musicale annonce deux concerts pour les 16 et 17 décembre 2026, sous le titre J’ai eu envie de vous revoir, également celui d’un single paru en octobre 2025. Le documentaire Véronique, réalisé par Tom Volf et annoncé sur France 3 au printemps 2026, remet entre-temps ses archives et ses propres mots en circulation. La prochaine rencontre avec le public garde une forme familière : une voix, un piano et des musiciens avec lesquels les chansons peuvent encore changer.
Sources et méthode
Les références qui documentent les chiffres et le parcours. Comment nous vérifions les informations.
Consulter les sources7 références
- Véronique Sanson, site officiel : biographie succincte.
- Véronique Sanson, site officiel : discographie et crédits des albums.
- Le Monde : « Jeanne Cherhal est amoureuse », 22 mars 2012.
- Sacem : fonctionnement de la répartition des droits d’auteur.
- France Télévisions : « Véronique Sanson, Hasta luego ! », 3 décembre 2024.
- La Seine Musicale : concerts des 16 et 17 décembre 2026.
- France Télévisions : documentaire « Véronique », 10 mars 2026.
Photographie : Anthony Baratier, Wikimedia Commons, concert à Bordeaux le 29 janvier 2024, sous licence CC BY 4.0. Version réduite, sans recadrage.
Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.
