Fortune et revenus
La fortune d'Amélie Mauresmo est estimée à environ 7,1 millions d'euros, d'après les 8 millions de dollars publiés par Celebrity Net Worth, sans date précise d'estimation. Première Française devenue numéro un mondiale à la WTA, elle a gagné deux titres du Grand Chelem en 2006, puis exercé plusieurs métiers du tennis. En 2026, elle dirige toujours Roland-Garros, le tournoi qui lui a donné envie de prendre une raquette.
Parcours et repères
Des primes de joueuse, puis d'autres métiers
La WTA comptabilise 15 022 476 dollars de primes de carrière pour Mauresmo. Ce total couvre ses performances sur le circuit ; il ne mesure pas ce qu'elle possède aujourd'hui. Les primes sont des revenus professionnels, avec des dépenses de préparation, d'encadrement et de déplacement, et une fiscalité à prendre en compte.
Après sa retraite en décembre 2009, son expérience devient une autre ressource. Elle travaille comme entraîneure et consultante, prend le capitanat de l'équipe de France de Fed Cup, puis la direction d'un tournoi du Grand Chelem. Le montant de ses contrats de coaching et de sa rémunération actuelle à la Fédération française de tennis n'est pas public.
Ces changements gardent un même terrain, mais modifient le rôle. La joueuse cherche à gagner son match ; l'entraîneure aide un autre à trouver ses solutions ; la directrice doit rendre possible le tournoi de centaines de concurrents.
Numéro un avant de gagner un Grand Chelem
Amélie Mauresmo naît le 5 juillet 1979 à Saint-Germain-en-Laye. En 1983, elle regarde Yannick Noah gagner Roland-Garros et veut jouer au tennis. Adolescente, elle fréquente le centre national d'entraînement installé dans le stade. Elle remporte Roland-Garros et Wimbledon chez les juniors en 1996.
En 1999, elle atteint la finale de l'Open d'Australie sans être tête de série. Elle élimine notamment Lindsay Davenport, alors numéro un mondiale, avant de perdre contre Martina Hingis. Son jeu offre plusieurs solutions : un revers à une main, un coup droit lifté et la possibilité de terminer les points au filet.
Le 13 septembre 2004, Mauresmo prend la première place mondiale. La régularité de ses résultats la conduit au sommet, mais il lui manque encore une victoire dans l'un des quatre grands tournois. Elle conserve ce rang pendant cinq semaines cette année-là, puis le retrouvera en 2006. Au total, elle passe 39 semaines numéro un.
À Wimbledon, une finale à finir jusqu'au dernier point
Le premier Grand Chelem arrive à Melbourne en janvier 2006. Mauresmo mène 6-1, 2-0 lorsque Justine Henin, malade, abandonne la finale. Le titre est acquis, mais le match s'est interrompu avant son terme. Quelques mois plus tard, les deux femmes se retrouvent à Wimbledon.
La situation tourne d'abord à l'avantage de Henin, qui remporte la première manche 6-2. Mauresmo doit remettre son service et son jeu de volée en ordre. Dans le récit de sa finale et les déclarations d'après-match, elle explique avoir manqué des volées au début, puis s'être remobilisée dès la deuxième manche. Henin reconnaît de son côté que la Française a pris davantage d'occasions et mieux tenu son service.
Mauresmo renverse la rencontre : 2-6, 6-3, 6-4. Elle devient la première Française victorieuse en simple à Wimbledon depuis Suzanne Lenglen en 1925. Cette fois, aucun abandon ne vient suspendre la finale. Les montées au filet qui avaient mal fonctionné au départ deviennent une partie de la réponse.
| Repère sportif | Résultat |
|---|---|
| Première place mondiale | Septembre 2004 ; 39 semaines au total. |
| Open d'Australie 2006 | Premier titre du Grand Chelem. |
| Wimbledon 2006 | Victoire contre Justine Henin en trois sets. |
| Titres WTA en simple | 25. |
| Roland-Garros en simple | Quarts de finale en 2003 et 2004. |
Entraîner Andy Murray, malgré les préjugés
En juin 2014, Andy Murray choisit Mauresmo comme entraîneure. Un champion masculin de ce niveau qui confie son travail à une femme attire alors beaucoup d'attention. Leur collaboration dure jusqu'en mai 2016, une période pendant laquelle il gagne sept titres, sans ajouter de Grand Chelem à son palmarès.
Murray prend publiquement sa défense face aux critiques. Dans un texte publié en 2015, il explique que le traitement de son entraîneure par les médias lui a ouvert les yeux. Son témoignage, repris à l'époque par Time, décrit ce que la collaboration lui fait découvrir du traitement des femmes dans le sport.
Mauresmo apporte une expérience de championne, mais elle ne joue pas les points à sa place. Le travail se situe dans la préparation, les choix tactiques et l'accompagnement d'un joueur qui possède déjà son propre jeu. En parallèle, elle est capitaine de la France en Fed Cup de 2013 à 2016. La compétition par équipes ajoute une autre tâche : choisir les joueuses et construire un collectif dans un sport généralement individuel.
Roland-Garros, le stade où elle avait dormi adolescente
Nommée en décembre 2021, Mauresmo devient la première femme directrice de Roland-Garros. Elle raconte à la FFT que les allées du stade avaient été son terrain de jeu lorsqu'elle dormait au centre d'entraînement. Elle y a vécu les qualifications, une victoire junior et les frustrations de sa carrière professionnelle : à Paris, elle n'a jamais dépassé les quarts de finale.
La direction ne se limite pas aux relations avec les joueurs. Dès son arrivée, elle veut agir sur le remplissage des tribunes, l'accueil, les sessions du soir et les sujets environnementaux. Son expérience lui permet de connaître le tournoi depuis plusieurs endroits : le court, le banc du coach, la télévision et les gradins.
Lors de la présentation de l'édition 2026, elle insiste sur les espaces où les joueurs peuvent se préparer et récupérer au calme. Le tournoi annonce notamment de nouveaux services de récupération et des courts en terre battue au centre national d'entraînement. La championne qui réglait autrefois son échauffement doit désormais penser aux conditions de travail de tous les autres.
Le retour à Roland-Garros ne lui apporte pas le trophée parisien qui a manqué à sa carrière. Il lui confie une responsabilité différente dans un lieu qu'elle connaît depuis l'enfance.
Photo : Carine06, CC BY-SA 2.0. Redimensionnement Wikimedia à 960 px ; aucune transformation locale.
Sources et méthode
Les références qui documentent les chiffres et le parcours. Comment nous vérifions les informations.
Consulter les sources6 références
- International Tennis Hall of Fame — Portrait et palmarès d’Amélie Mauresmo.
- Wimbledon — Tableau officiel du simple dames des Championships 2006.
- Time — Andy Murray and Coach Amélie Mauresmo Agree to Split (9 mai 2016).
- FFT — Équipes de France : Mauresmo et Benneteau capitaines pour 2019 et 2020 (23 juin 2018).
- Roland-Garros — Amélie Mauresmo, directrice : fière, honorée et ambitieuse (2021).
- Roland-Garros — Les nouveautés de l’édition 2026 présentées par Amélie Mauresmo (16 avril 2026).
Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.
