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Fortune de Carlos Sainz Jr. : perdre Ferrari, choisir Williams

La fortune de Carlos Sainz Jr. est estimée à 43 millions d’euros à partir du classement PlanetF1 du 14 août 2026. Des monoplaces de promotion à Ferrari puis Williams, il a transformé chaque changement d’écurie en nouvelle étape de sa carrière.

43 M€ en 2026
Âge
32 ans
Taille
1,78 m
Nationalité
Espagnole 🇪🇸
Métier
Pilote de Formule 1
Photo : XaviYuahanda, File:Formel12021-SchlossGabelhofen(15).jpg

Note : Les montants indiqués sont des estimations fondées sur des sources publiques. La valeur réelle peut différer significativement. Signaler une erreur →

Fortune de Carlos Sainz Jr. : perdre Ferrari, choisir Williams

La fortune de Carlos Sainz Jr. est estimée à 43 millions d’euros, à partir des 50 millions de dollars publiés par PlanetF1 le 14 août 2026 et convertis au cours BCE du même jour. Ce chiffre accompagne un pilote qui n’a presque jamais eu le luxe de rester immobile. Fils d’un double champion du monde des rallyes, il a choisi les monoplaces, répondu à une mauvaise saison de GP3 par un titre, changé quatre fois d’écurie en dix ans et gagné quatre Grands Prix avec Ferrari. Puis Lewis Hamilton a pris son baquet. Après avoir étudié les options Sauber et Alpine, Sainz a choisi le chantier Williams et lui a offert deux podiums dès la première saison.

Porter le nom Sainz sans courir en rallye

Carlos Sainz Vázquez de Castro naît à Madrid le 1er septembre 1994. Son père, Carlos Sainz Sr., a déjà donné au nom familial deux titres mondiaux en rallye. Le fils bénéficie d’un accès précoce au sport automobile, mais pas d’une carrière toute faite. À dix ans, il s’engage en karting et choisit bientôt une autre route que celle des spéciales chronométrées : les circuits, puis les monoplaces.

Les premiers résultats lui donnent une identité propre. Il remporte le championnat CIK-FIA Asia-Pacific KF3 en 2008, puis la Monaco Kart Cup en 2009. Red Bull l’intègre à son programme junior en 2010. Dès lors, chaque saison sert d’examen pour la suivante.

En 2011, avec Koiranen, Sainz devient champion de Formula Renault 2.0 NEC et vice-champion de l’Eurocup. L’ascension se dérègle ensuite. Il dispute plusieurs championnats de Formule 3 en 2012 sans titre, puis finit seulement dixième du GP3 en 2013, avec deux podiums. La filière Red Bull ne l’envoie pas directement vers la Formule 1. Elle le réoriente vers la Formula Renault 3.5.

Sainz transforme cette étape supplémentaire en réponse nette. Avec DAMS, il gagne sept courses et le championnat 2014. Le 28 novembre, Toro Rosso annonce sa titularisation en Formule 1 aux côtés de Max Verstappen. Le fils du champion de rallye a obtenu son baquet dans une discipline où son nom ne suffisait pas.

Toro Rosso, Renault, puis le pari McLaren

Sa première saison rapporte 18 points et une quinzième place. La deuxième, 46 points et la douzième place. Verstappen est promu chez Red Bull et gagne dès son premier Grand Prix avec l’équipe principale ; Sainz, lui, reste dans la structure junior. Sa carrière ne prend pas l’ascenseur. Elle passe par les couloirs.

En 2017, il obtient une quatrième place à Singapour, puis quitte Toro Rosso pour Renault à partir du Grand Prix des États-Unis. Il finit la saison neuvième avec 54 points. Une campagne complète chez Renault en 2018 le laisse dixième, avec un point de moins. Il a changé d’environnement, appris de nouveaux processus et de nouveaux ingénieurs, mais n’a encore aucun podium après quatre saisons.

McLaren lui offre alors une sortie vers le haut. Le 16 août 2018, l’écurie annonce qu’il remplacera Fernando Alonso en 2019. Son coéquipier, Lando Norris, débute en F1. McLaren se reconstruit et confie son redressement à deux pilotes sans victoire.

Le Grand Prix du Brésil 2019 donne une image précise de cette relance. Victime d’une défaillance du groupe propulseur en qualifications, Sainz part dernier. Il remonte et termine quatrième sur la piste, avant de récupérer la troisième place après la pénalité de Lewis Hamilton. C’est son premier podium. Il finit sixième du championnat avec 96 points.

En 2020, il se classe encore sixième, cette fois avec 105 points, et prend la deuxième place à Monza. McLaren monte au troisième rang des constructeurs. Zak Brown dira que Sainz a dépassé les attentes. Deux saisons ont suffi pour transformer un pilote sans podium en candidat crédible au baquet le plus observé d’Italie.

Chez Ferrari, quatre victoires qui ne se ressemblent pas

Ferrari annonce son recrutement le 14 mai 2020. Sainz remplace Sebastian Vettel en 2021 et rejoint Charles Leclerc. Dès sa première saison en rouge, il obtient quatre podiums, marque 164,5 points et termine cinquième, devant son coéquipier au championnat.

Sa première victoire se fait attendre jusqu’à son 150e départ. À Silverstone, le 3 juillet 2022, il part pour la première fois en pole et gagne un Grand Prix agité par une interruption et des choix stratégiques. Après sept saisons à se déplacer d’une équipe à l’autre, Sainz franchit enfin la ligne en vainqueur.

Singapour 2023 exige moins de patience chronologique et davantage de lecture instantanée. Dans les derniers tours, les Mercedes reviennent avec des pneus plus frais. Sainz maintient volontairement Norris à moins d’une seconde afin que son ancien coéquipier bénéficie du DRS et puisse mieux résister. L’adversaire devient un rempart. Sainz remporte la course et reste, cette année-là, le seul pilote à avoir battu Red Bull un dimanche.

Puis vient Melbourne. Une appendicite l’écarte du Grand Prix d’Arabie saoudite 2024 et Oliver Bearman le remplace. Deux semaines après son opération, Sainz revient en Australie, dépasse Verstappen avant l’abandon de la Red Bull et gagne. En octobre, à Mexico, il part de la pole, reprend la tête à Verstappen et contrôle la course jusqu’au bout. Ce quatrième succès sera aussi son dernier avec Ferrari.

Saison ou étape Résultat Ce que cela change
Formula Renault 3.5, 2014 Champion, 7 victoires Le rebond après la 10e place en GP3
McLaren, 2019 6e, 96 points, premier podium Une carrière relancée dans une équipe en progrès
Ferrari, 2021 5e, 164,5 points, 4 podiums Il termine devant Leclerc dès sa première saison en rouge
Ferrari, 2022 5e, 246 points, 1 victoire, 9 podiums Premier succès en F1 à Silverstone
Ferrari, 2023 7e, 200 points, 1 victoire Seul vainqueur non-Red Bull de la saison
Ferrari, 2024 5e, 290 points, 2 victoires, 9 podiums Melbourne après l’opération, puis Mexico
Williams, 2025 9e, 64 points Un projet en progrès retrouve le haut du classement

Les quatre victoires racontent quatre aptitudes différentes : survivre à une course décousue, utiliser le DRS d’un rival, revenir après une opération, puis gagner depuis la pole. Elles ne suffisent pourtant pas à garder son volant.

Hamilton ferme la porte, Williams ouvre un chantier

Le 1er février 2024, Ferrari annonce l’arrivée de Lewis Hamilton pour 2025. Le contrat de Sainz arrive à son terme et son baquet se ferme. Il poursuit alors sa meilleure saison chez Ferrari tout en cherchant l’équipe suivante.

Williams l’emporte face à Sauber et Alpine. L’annonce tombe le 29 juillet : Sainz courra aux côtés d’Alex Albon en 2025 et 2026. James Vowles ne lui vend pas une voiture déjà victorieuse. Williams vient de finir neuvième du championnat 2024 avec 17 points. Le pilote aux quatre succès quitte Ferrari pour une équipe qui reconstruit ses outils, ses méthodes et sa place sur la grille.

Le début de saison demande un apprentissage. Puis Bakou récompense le choix. Le 21 septembre 2025, Sainz part deuxième, gère longuement ses pneus mediums et termine troisième. C’est le premier podium de Williams depuis 2021 et son premier en course complète depuis 2017. Au Qatar, le 30 novembre, il finit encore troisième.

L’effet collectif se lit dans le classement : Williams passe de 17 à 137 points et de la neuvième à la cinquième place des constructeurs. Sainz prend le neuvième rang chez les pilotes avec 64 points. Il n’a pas transformé Williams en Ferrari ; il a donné des résultats visibles à un chantier qui en manquait.

Le 19 août 2026, Williams annonce une prolongation pluriannuelle qui le lie à l’équipe pour 2027 et au-delà. La décision ferme au moins provisoirement une décennie de mobilité : après Toro Rosso, Renault, McLaren, Ferrari et Williams, Sainz choisit de rester là où le travail n’est pas terminé.

Revenus, karts et Golf GTI

La piste reste le centre économique de sa carrière. Forbes estimait ses revenus sportifs de 2024 à 19 millions de dollars, hors partenariats. Ce chiffre appartient à la saison de ses victoires de Melbourne et Mexico ; la fortune publiée par PlanetF1 en 2026 mesure un patrimoine constitué sur plusieurs années.

Sainz prolonge aussi son histoire par le karting. En février 2024, il lance avec OTK Kart Group CS55 Racing, une gamme de châssis portant son numéro. OTK est un partenaire de longue date, et le projet ramène le pilote Ferrari d’alors à la discipline où il a commencé à dix ans.

Le numéro 55, les karts et même sa Volkswagen Golf GTI racontent une image moins spectaculaire que ses années en rouge. Ses parents lui ont offert cette Golf, à laquelle il reste attaché malgré une collection comprenant des Ferrari. Le détail convient à un pilote dont la carrière s’est moins construite par un seul grand saut que par l’usage obstiné de chaque étape.

En 2013, une dixième place en GP3 l’avait éloigné d’une promotion immédiate ; un an plus tard, il était champion. En 2018, Renault semblait être un plafond ; McLaren est devenu un tremplin. En 2024, le recrutement de Hamilton lui a retiré Ferrari ; Williams lui a confié sa reconstruction. Les deux podiums de 2025 ne sont pas le terme du pari. Ils sont la première preuve que, chez Sainz, une porte fermée sert souvent de départ à la saison suivante.

Questions fréquentes

Quel bilan Carlos Sainz a-t-il réalisé lors de son premier titre en monoplace ?

En Formula Renault 2.0 NEC, il a gagné dix courses et obtenu sept autres podiums en 2011. Cette saison lui a apporté son premier championnat en monoplace.

Comment Carlos Sainz préparait-il son cou avant la saison 2017 ?

Il pratiquait deux à trois fois par semaine un karting spécifique avec 1,5 à 2 kg ajoutés à son casque. Il complétait ce travail par des exercices de résistance du cou en salle.

Carlos Sainz a-t-il obtenu un podium en Sprint avec Williams ?

Oui. Il a terminé troisième du Sprint d’Austin en 2025, après s’être élancé de la septième place.

Quel plat Carlos Sainz recherche-t-il dans presque chaque ville où il court ?

Les hamburgers. Il dit consulter le classement des dix meilleures adresses dans chaque ville et cite notamment Austin, Melbourne et Montréal parmi ses destinations favorites.

Sources

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