Jane Birkin

Chanteuse et actrice

18 M€Estimation 2023 · Celebrity Net Worth
Estimation
Patrimoine au décès · 16 juillet 2023
Naissance
14 décembre 1946
Décès
16 juillet 2023
Métier
Chanteuse et actrice
Jane Birkin au micro à Varsovie le 19 avril 2017
Photo : Mariusz Kubik / Wikimedia Commons
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Fortune et revenus

La fortune de Jane Birkin à sa mort, le 16 juillet 2023, est estimée à environ 17,8 millions d’euros, soit 20 millions de dollars, par Celebrity Net Worth. Ce patrimoine historique vient d’une carrière dans la musique, les concerts, le cinéma et le théâtre. Le sac Hermès qui porte son nom appartient à une autre histoire : sa valeur sur le marché des collectionneurs ne mesure pas sa fortune.

La chanteuse a longtemps interprété Serge Gainsbourg, avant de signer ses propres textes. L'actrice a traversé les comédies populaires, les films d'Agnès Varda et ceux de Jacques Doillon. Dans les deux métiers, sa voix et sa présence ont fini par déborder le personnage de muse auquel son nom reste souvent associé.

Parcours et repères

Une actrice anglaise arrive dans le cinéma français

Jane Mallory Birkin naît à Londres le 14 décembre 1946. Sa mère, Judy Campbell, est comédienne. Avant son arrivée en France, Birkin apparaît dans Blow-Up, le film de Michelangelo Antonioni sorti en 1966, où un photographe londonien croit distinguer un crime dans ses images.

Le cinéma français lui offre ensuite des places très différentes. Dans La Piscine, de Jacques Deray, elle partage l'écran avec Alain Delon et Romy Schneider. Dans les comédies de Claude Zidi, dont La Moutarde me monte au nez et La Course à l'échalote, elle joue aux côtés de Pierre Richard. Le rire vient notamment du décalage entre les situations et cette jeune Anglaise dont l'accent demeure immédiatement reconnaissable.

La collaboration avec Jacques Doillon ouvre un registre plus tendu. La Pirate, en 1984, travaille les relations amoureuses et leurs affrontements. La même interprète peut se retrouver au centre d'une comédie qui court d'un incident à l'autre ou d'un film qui s'attarde sur les gestes, les regards et les rapports entre ses personnages.

Une chanson à deux voix, puis un répertoire à elle

Birkin rencontre Serge Gainsbourg sur le tournage de Slogan en 1968. Leur duo Je t'aime… moi non plus, publié l'année suivante, devient numéro un au Royaume-Uni. La chanson mêle sensualité, murmures et dialogue amoureux ; son succès fait connaître sa voix au-delà de ses rôles de cinéma.

Gainsbourg lui écrit ensuite un répertoire où la fragilité du chant et l'accent font partie du morceau. Di Doo Dah, Ex-fan des sixties ou Les Dessous chics n'attendent pas une démonstration vocale. Les mots peuvent être approchés doucement, avec un décalage qui rend la mélodie reconnaissable.

Leur séparation, en 1980, ne ferme pas le studio. Baby Alone in Babylone, en 1983, comprend Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve et Les Dessous chics. Ces titres racontent les sentiments par la fuite, les vêtements et ce qu'on cache. Birkin les portera longtemps sur scène. Un couple s'est séparé ; le dialogue entre l'auteur et l'interprète continue.

Avec Varda, plusieurs Jane dans un même film

En 1988, Agnès Varda réalise Jane B. par Agnès V.. Le film refuse de réduire Birkin à une seule image. Le portrait mêle présence documentaire, rôles inventés et tableaux : la personne et ses personnages se rencontrent dans le montage. La chanteuse ne sert pas seulement de sujet à une biographie illustrée.

La même année, Kung-fu Master développe une idée racontée par Birkin à Varda. Elle y incarne Mary-Jane, une quadragénaire amoureuse d'un camarade de classe de sa fille. La fiction confronte le désir à l'écart d'âge et à l'interdit. Charlotte Gainsbourg joue la fille du personnage, et Judy Campbell sa mère : trois générations de la famille entrent dans le film, sans que l'histoire devienne le récit réel de leur vie.

Birkin passera également à la réalisation. Avec Boxes, présenté en 2007, elle revient par la fiction sur la mémoire, les amours et la famille. Un déménagement et des cartons donnent au film sa forme : les objets réveillent les personnes et les périodes auxquelles ils sont attachés.

Faire voyager Gainsbourg avec Arabesque

Après la mort de Gainsbourg, Birkin continue de chanter ses chansons. Arabesque, en 2002, propose une transformation musicale plutôt qu'une restitution identique. Sous la direction du violoniste Djamel Benyelles, les morceaux reçoivent des arrangements d'inspiration arabe. Le chant garde les mots, mais les instruments leur donnent une autre respiration.

Le spectacle passe notamment par l'Odéon, puis part en tournée. Dans son entretien à RFI en novembre 2002, Birkin raconte un petit incident avant d'entrer en scène : les premiers mots de La Javanaise lui échappent. Un pompier présent dans les coulisses lui rappelle le début de la chanson. Le répertoire qu'elle porte depuis des années est déjà assez partagé pour qu'un homme croisé juste avant le rideau puisse le lui rendre.

Elle ne s'enferme pourtant pas dans cet héritage. Rendez-vous, en 2004, réunit des duos avec des artistes de générations différentes. Enfants d'hiver, en 2008, lui donne la place d'autrice des paroles en français, sur des musiques de plusieurs compositeurs. Puis Oh ! Pardon tu dormais…, en 2020, associe ses textes au travail d'Étienne Daho et de Jean-Louis Piérot. Le titre prolonge une œuvre théâtrale qu'elle avait elle-même écrite.

Projet Année Ce que Birkin y apporte
Je t'aime… moi non plus 1969 Sa voix dans le duo avec Gainsbourg
Baby Alone in Babylone 1983 L'interprétation de chansons écrites après leur séparation
Jane B. par Agnès V. 1988 Une présence qui circule entre portrait et fiction
Arabesque 2002 Le répertoire de Gainsbourg dans de nouveaux arrangements
Enfants d'hiver 2008 Ses propres paroles en français
Oh ! Pardon tu dormais… 2020 Une écriture personnelle mise en musique avec Daho et Piérot

Le sac qui a changé de propriétaire avant le record

Le Birkin d'Hermès naît d'une rencontre avec Jean-Louis Dumas dans un avion et du besoin d'un sac pratique. Le prototype porte ses initiales et une bandoulière. Jane Birkin l'utilise comme un objet quotidien ; un coupe-ongles y reste accroché. Elle finit par le vendre en 1994 au profit de Solidarité Sida.

Après une nouvelle vente en 2000, ce sac appartient à la collectionneuse Catherine B. C'est cette provenance qui permet de comprendre le record de juillet 2025 : Sotheby's le vend 8 582 500 euros, frais compris. La chanteuse était morte depuis deux ans et avait cédé le sac depuis trois décennies. Le produit de cette revente ne constitue donc pas un revenu qu'elle aurait perçu, ni une somme entrée automatiquement dans sa succession.

La fiche de Sotheby's sur l'histoire du prototype montre comment les traces d'usage, les initiales et le lien avec sa première propriétaire rendent cet objet particulier. Le prix appartient à la vie d'un objet passé entre plusieurs mains.

Une famille présente dans ses œuvres

Birkin a trois filles : Kate Barry, née de son union avec John Barry, Charlotte Gainsbourg, née de sa relation avec Serge Gainsbourg, et Lou Doillon, dont le père est Jacques Doillon. Les photographies de Kate, les films de Charlotte et les chansons de Lou croisent l'histoire publique de leur mère, tout en portant des œuvres distinctes.

Birkin meurt à Paris le 16 juillet 2023, à 76 ans. Les détails financiers de sa succession ne sont pas publics dans les sources consultées. Il reste une filmographie, des chansons écrites et interprétées, et des enregistrements où l'accent n'a jamais été corrigé pour disparaître.

Photographie : Mariusz Kubik / Wikimedia Commons, CC BY 4.0. Varsovie, 19 avril 2017. Recadrage publié sur Commons, redimensionnement pour le site.

Sources et méthode

Les références qui documentent les chiffres et le parcours. Comment nous vérifions les informations.

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Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.