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Fortune d’Oscar Piastri : l’année sans courir qui a changé sa carrière

La fortune d’Oscar Piastri est estimée à 50 millions de dollars en 2026 par Celebrity Net Worth.

43 M€ en 2026
Âge
25 ans
Taille
1,78 m
Nationalité
Australienne 🇦🇺
Métier
Pilote de Formule 1
Photo : JJHowlett, Own work

Note : Les montants indiqués sont des estimations fondées sur des sources publiques. La valeur réelle peut différer significativement. Signaler une erreur →

Fortune d’Oscar Piastri : l’année sans courir qui a changé sa carrière

La fiche publique estime la fortune d’Oscar Piastri à 43 millions d’euros au 16 septembre 2026, à partir des 50 millions de dollars publiés par Celebrity Net Worth. À 25 ans, l’Australien a déjà connu trois titres juniors consécutifs, une saison entière sans course, une bataille contractuelle entre Alpine et McLaren, puis neuf victoires en Grand Prix. Sa trajectoire paraît rectiligne vue du classement. Elle repose pourtant sur une décision risquée : quitter l’équipe qui l’avait formé au moment même où elle annonçait publiquement vouloir le faire courir.

Des voitures radiocommandées à trois titres en trois ans

Avant le kart, Oscar Piastri pilote des voitures radiocommandées. Il passe aux karts à dix ans, en 2011. Le détail dit déjà quelque chose de sa formation : compétition, réglages et précision précèdent le bruit des monoplaces.

Né à Melbourne le 6 avril 2001, il court d’abord en Australie. Puis sa famille prend une décision lourde lorsqu’il a 14 ans : l’envoyer au Royaume-Uni, en internat, pour le rapprocher des championnats européens. Son père Chris, lié à l’entreprise automobile HP Tuners, finance et accompagne une part importante de ce parcours. La distance remplace alors le confort familial ; les circuits européens deviennent son nouveau terrain d’apprentissage.

Piastri termine vice-champion de British F4 en 2017. Sa première saison de Formula Renault Eurocup, l’année suivante, se conclut à la huitième place. Ce résultat est modeste au regard de la série qui va suivre.

En 2019, avec R-ace GP, il remporte l’Eurocup grâce à sept victoires et onze podiums. Le titre lui ouvre les portes de la Renault Sport Academy. Chez PREMA, il devient ensuite champion de Formule 3 dès sa première tentative, avec 164 points, deux victoires et six podiums. En 2021, toujours débutant dans la catégorie, il domine la Formule 2 : 252,5 points, six victoires et cinq pole positions consécutives.

Trois saisons, trois championnats. Même George Russell et Charles Leclerc n’avaient pas réussi cet enchaînement sur leur route vers la Formule 1. Mais ce palmarès pose immédiatement un problème : champion de F2, Piastri n’a plus le droit de recommencer dans la catégorie, et Alpine ne lui offre pas de volant de titulaire pour 2022.

Champion de F2, puis une saison entière sans départ

Alpine le nomme pilote de réserve. Le poste comprend le simulateur, des essais et la présence sur les Grands Prix, pas une place sur la grille. Pendant que d’autres pilotes accumulent les départs, le champion en titre travaille loin du public.

Cette année blanche devient le point de bascule de sa carrière. Son manager, l’ancien pilote australien Mark Webber, expliquera que Piastri voulait courir et se sentir désiré par une équipe. McLaren lui propose précisément cela. Lorsque Fernando Alonso annonce son départ d’Alpine pour Aston Martin, l’écurie française publie le 2 août 2022 un communiqué présentant Piastri comme son pilote pour 2023. Quelques heures plus tard, l’intéressé dément publiquement et affirme qu’il ne courra pas pour Alpine.

La scène est inhabituelle : un jeune homme sans aucun départ en Formule 1 contredit l’équipe qui a financé sa progression. Derrière ce refus existe un autre accord. Le Contract Recognition Board, organisme indépendant chargé d’examiner les contrats des pilotes, étudie les dossiers d’Alpine et de McLaren. Ses quatre juristes concluent à l’unanimité que le seul contrat valable est celui conclu avec McLaren pour 2023 et 2024.

McLaren officialise Piastri le 2 septembre 2022 aux côtés de Lando Norris. Andreas Seidl dirige alors l’équipe, Zak Brown en supervise le projet et Webber a accompagné le choix le plus exposé de la jeune carrière de son pilote. Après un an à regarder les autres courir, Piastri obtient enfin son baquet.

Du Sprint du Qatar au duel de Bakou

Ses débuts à Bahreïn en 2023 se terminent par un abandon. La saison ne tarde pourtant pas à produire des résultats. Piastri monte sur son premier podium au Japon, termine deuxième du Sprint en Belgique et remporte celui du Qatar. Le lendemain, il finit deuxième du Grand Prix. Pour sa première année, il inscrit 97 points et prend la neuvième place du championnat.

McLaren le prolonge jusqu’à fin 2026 avant même la fin de cette saison. La confiance s’explique aussi par sa manière d’apprendre. Derrière une image presque impassible, il assimile les procédures, dialogue avec les ingénieurs et réduit l’écart avec Norris sans transformer chaque difficulté en spectacle.

Le premier Grand Prix gagné arrive en Hongrie, le 21 juillet 2024. Piastri prend la tête au départ. Une stratégie d’arrêts place ensuite Norris devant lui, puis les consignes de l’équipe rétablissent l’Australien en tête. Réduire ce succès à un cadeau manquerait l’essentiel : il avait conquis la première place en piste et McLaren devait réparer l’effet de sa propre stratégie. Piastri décroche sa première victoire au terme d’un doublé.

Bakou, deux mois plus tard, offre une preuve plus tranchante encore. Au début du second relais, Piastri attaque Charles Leclerc et prend la tête. Il passe ensuite environ 35 tours à défendre sa position. L’homme calme tente le dépassement lorsqu’il estime que l’occasion ne reviendra pas, puis résiste jusqu’au drapeau. Cette deuxième victoire l’aide à terminer quatrième du championnat avec 292 points, tandis que McLaren remporte son premier titre constructeurs depuis 1998.

Saison Résultat marquant Bilan au championnat
2023 Victoire au Sprint du Qatar et deux podiums en Grand Prix 9e, 97 points
2024 Premières victoires en Grand Prix, en Hongrie et à Bakou 4e, 292 points
2025 Sept victoires, 16 podiums et première pole position 3e, 410 points
2026 au 20 septembre Deux podiums 7e provisoire

Au 20 septembre 2026, Piastri compte 9 victoires, 28 podiums, 6 pole positions et 9 meilleurs tours en Formule 1. La rapidité de l’accumulation frappe davantage que chaque total pris séparément : son premier Grand Prix gagné date seulement de juillet 2024.

Sept victoires, puis le titre perdu en fin de saison

En mars 2025, McLaren annonce une nouvelle prolongation pluriannuelle, sans publier sa durée exacte ni son montant. Piastri aborde la saison non plus comme une promesse, mais comme un candidat crédible au championnat.

Il gagne en Chine, à Bahreïn, en Arabie saoudite, à Miami, en Espagne, en Belgique et aux Pays-Bas. Sa première pole arrive à Shanghai. Pendant une grande partie de l’année, il mène la course au titre face à Norris et Max Verstappen.

La fin de campagne rappelle que la régularité des années juniors ne protège pas de tout. À Las Vegas, les deux McLaren sont disqualifiées pour usure excessive de la planche sous la voiture. Piastri termine finalement troisième avec 410 points. Norris devient champion avec 423 points, Verstappen s’intercale avec 421. Treize points seulement séparent l’Australien de son coéquipier après une saison de sept victoires.

L’échec reste relatif mais réel. Piastri a prouvé qu’il pouvait mener un championnat et gagner sur des circuits très différents ; il n’a pas converti cette avance en titre. McLaren conserve néanmoins le championnat constructeurs. L’équipe compte désormais deux pilotes capables de se battre pour la même couronne, avec tout ce que cette proximité impose aux ingénieurs et à Andrea Stella, son directeur.

Le pilote discret devient OP81

Les résultats ont aussi changé son échelle de revenus. Forbes estimait ses gains de Formule 1 à 22 millions de dollars en 2024, puis à 37,5 millions en 2025. Le second chiffre comprend 27,5 millions de primes, reflet direct des sept victoires et de la lutte pour le titre.

Son image commerciale s’organise sans rompre avec son tempérament public. Piastri utilise OP81, combinaison de ses initiales et de son numéro de course, pour sa boutique et son identité de marque. Quad Lock l’accompagne depuis 2022. Grill’d a prolongé son partenariat en 2026, tandis qu’une campagne Google Pixel réalisée par Isaac Lock joue avec son flegme.

Le contraste est utile : Piastri ne construit pas un personnage expansif pour devenir identifiable. Son calme est précisément devenu le personnage. Il vit à Monaco, protège sa vie privée et laisse volontiers une attaque tardive à Bakou ou un démenti de contrat parler à sa place.

La saison 2026, avec deux podiums et une septième place provisoire au 20 septembre, est moins éclatante. Elle ne gomme ni le contrat pluriannuel, ni les titres constructeurs, ni la campagne 2025. À 25 ans, Piastri possède surtout une expérience rare : il sait ce que coûte une année sans courir, ce que vaut une décision prise contre son ancienne équipe et à quelle faible distance peut se trouver un titre mondial. Treize points ont fermé la porte en 2025 ; neuf victoires disent qu’il est déjà revenu assez souvent devant pour tenter de la rouvrir.

Questions fréquentes

Quel titre Oscar Piastri avait-il déjà remporté avant le karting ?

À neuf ans, il était déjà champion national australien de voitures radiocommandées. Il est passé au karting l’année suivante.

Quel exploit a-t-il réalisé au Grand Prix des Pays-Bas 2025 ?

Piastri y a signé un Grand Chelem : pole position, victoire, meilleur tour et chaque boucle menée. Aucun pilote McLaren n’avait réussi cette combinaison depuis 1998.

Quelle performance de régularité a-t-il accomplie en 2024 ?

Il a bouclé tous les tours de course de la saison. Il a été le seul pilote de la grille à y parvenir cette année-là.

Où Oscar Piastri a-t-il marqué ses premiers points en Formule 1 ?

À Melbourne, lors du Grand Prix d’Australie 2023. Il a terminé huitième devant son public pour inscrire ses quatre premiers points.

Sources

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