Stéphane Courbit

Entrepreneur

1,5 Md€Estimation 2026 · Forbes
Nationalité
Française
Naissance
28 avril 1965, à Crest
Fonction
Président de Banijay Group
Métier
Entrepreneur
Portrait illustré de Stéphane Courbit, entrepreneur français de la télévision.
Photo : Illustration générée par IA pour Fortune Stars (OpenAI)
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Fortune et revenus

La fortune de Stéphane Courbit est estimée à environ 1,51 milliard d’euros, soit 1,7 milliard de dollars selon Forbes au 3 octobre 2026. Derrière cette estimation se trouvent surtout des participations dans des entreprises : l’audiovisuel avec Banijay Group, les paris avec Betclic et l’hôtellerie de luxe au sein de LOV Group.

Son nom apparaît moins souvent à l’écran que ceux des animateurs de ses programmes. Courbit a pourtant commencé au plus près des plateaux, chez Christophe Dechavanne, avant de produire avec Arthur. La vente de leur société à Endemol lui a donné les moyens de devenir propriétaire et investisseur dans des activités beaucoup plus vastes.

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Parcours et repères

Chez Dechavanne, apprendre à fabriquer une émission

Né le 28 avril 1965 à Crest, dans la Drôme, Stéphane Courbit entre dans la télévision par la production. Chez Coyote, la société de Christophe Dechavanne, il apprend le travail qui précède l’arrivée de l’animateur sur le plateau : préparer une émission, réunir une équipe et livrer un programme à une chaîne.

Dans un témoignage rapporté en septembre 2022 par Communauté Nouvelle, il se décrit comme un élève peu remarquable qui cherchait d’abord un travail. Il revient aussi sur son enfance dans un village de la Drôme, où il se sentait accueilli et aimé, et sur des parents qui l’encourageaient à suivre ses envies. Ses débuts chez Dechavanne tiennent une place centrale dans ce récit. Il présente même leur séparation comme une chance : elle le pousse à monter sa propre activité.

En 1994, il s’associe à Arthur. Leur entreprise produit notamment Les Enfants de la télé, lancé sur France 2. Arthur occupe le fauteuil de l’animateur ; Courbit développe l’entreprise qui fournit l’émission. Le partenariat donne à chacun une part de la valeur créée par les programmes, au-delà d’une rémunération personnelle pour une prestation.

Endemol, une vente dont le prix continue à se négocier

Endemol entre au capital de leur société en 1998, puis acquiert le reste en 2001. Courbit dirige Endemol France. Il participe ainsi au développement français d’un groupe qui distribue ses formats dans plusieurs pays.

La cession ne règle pas immédiatement toutes les questions d’argent. Un complément de prix lié aux résultats oppose les vendeurs à Telefónica, alors propriétaire d’Endemol. Le différend perturbe le projet d’introduction en Bourse du groupe. En septembre 2006, Le Monde rapporte qu’un accord a été trouvé, tandis qu’Arthur prépare son départ de la vice-présidence d’Endemol France.

Courbit quitte à son tour le groupe en 2007. Il ne réussit cependant pas tous ses projets de reprise. Dans son témoignage de 2022, il raconte avoir tenté de réunir les financements nécessaires pour racheter Endemol, sans parvenir à boucler le tour de table. Avec le recul, il voit dans cet échec une protection contre la crise financière qui allait suivre. Son parcours comporte donc aussi une acquisition abandonnée, entre une vente réussie et les rachats qui feront grandir Banijay.

Banijay rachète le groupe dont il était parti

Courbit lance Banijay en 2008 avec des partenaires financiers. La croissance passe par des acquisitions de producteurs et de catalogues. Le rapprochement avec Zodiak, en 2016, élargit encore l’ensemble.

Le 3 juillet 2020, Banijay annonce avoir achevé le rachat d’Endemol Shine, jusque-là détenu par Disney et Apollo. Le groupe issu de l’opération rassemble plus de deux cents sociétés dans vingt-deux pays. Son catalogue comprend Big Brother, MasterChef, Survivor, Peaky Blinders et Black Mirror. Treize ans après son départ d’Endemol France, Courbit participe donc au rachat d’un ensemble auquel son ancien employeur appartient désormais.

L’opération permet de produire des programmes, mais aussi de vendre des droits sur des émissions déjà connues. Un diffuseur peut commander une nouvelle saison ; un autre, dans un autre pays, peut acheter la possibilité d’adapter le concept. La valeur d’un catalogue tient à ces usages successifs, même lorsque le fondateur du groupe ne participe plus à la fabrication quotidienne des épisodes.

Une maison filmée à Malte, une île pour Koh-Lanta

Big Brother donne une image concrète de cette activité. Des inconnus vivent ensemble dans une maison, filmés au fil de leurs échanges et des épreuves. La mécanique peut être reprise avec une langue, un casting et une équipe locale différents. En juin 2024, Banijay Rights annonce un accord à Malte, présenté comme le soixante-dixième territoire d’adaptation du format. Une idée télévisuelle devient ainsi un produit exploitable sur plusieurs marchés.

En France, Adventure Line Productions, au sein de Banijay France, produit Koh-Lanta pour TF1 et Fort Boyard pour France 2. Ce sont les équipes de ces sociétés qui organisent les tournages et fabriquent les épisodes. Courbit intervient à travers le capital et la présidence du groupe, loin du rôle de présentateur ou de réalisateur de chaque émission. Les coulisses économiques de Koh-Lanta permettent de suivre cette chaîne entre producteur, diffuseur et format international.

En juillet 2026, une branche audiovisuelle partagée à moitié

Le périmètre change encore le 9 juillet 2026. Banijay Group et RedBird IMI achèvent le rapprochement de Banijay Entertainment avec All3Media. L’entreprise audiovisuelle combinée est détenue à 50 % par chacun des deux partenaires. Jeff Zucker en préside le conseil, Marco Bassetti en devient le directeur général et Jane Turton la directrice générale adjointe.

Courbit demeure président de Banijay Group, société cotée à Amsterdam. Il faut donc distinguer cette société, ses actionnaires et la branche audiovisuelle désormais partagée avec RedBird IMI. La propriété des programmes passe par plusieurs sociétés et partenaires, comme l’explique notre enquête sur les entreprises qui possèdent les émissions du soir.

Betclic, un autre métier dans le même groupe

Les paris sportifs constituent un autre pilier. Betclic a été fondé en 2005 par Nicolas Béraud ; Courbit y investit ensuite. L’activité prend place, avec l’audiovisuel, dans l’ensemble introduit à Amsterdam sous le nom de FL Entertainment en 2022, puis renommé Banijay Group en 2024.

La logique commerciale est différente de celle d’un producteur de télévision : une plateforme de paris recherche des clients, accepte leurs mises et opère dans un secteur réglementé. Pour Courbit, cette diversification ajoute une activité aux revenus du groupe et à la valeur de sa participation.

Les Airelles et une nuit dans les bâtiments de Versailles

Ses investissements se déploient aussi dans des lieux où les clients viennent séjourner. Courbit reprend Les Airelles à Courchevel en 2007. LOV Group développe ensuite une collection d’hôtels à Courchevel, Val-d’Isère, Gordes, Saint-Tropez ou Versailles, ainsi que des activités de restauration et la maison Ladurée.

Le Grand Contrôle illustre le type d’expérience vendu. Dans les bâtiments historiques de Versailles, l’hôtel propose quatorze chambres et suites, un restaurant gastronomique, un spa et une piscine. Le bâtiment, conçu en 1681 par Jules Hardouin-Mansart, accueillait autrefois le contrôle des finances. Le château de Versailles présente cet hôtel parmi les services proposés sur place. Le patrimoine architectural devient le cadre d’un séjour, sans que Courbit soit pour autant propriétaire du château.

En septembre 2026, une nouvelle acquisition l’amène à Saint-Barthélemy. Le Journal de Saint-Barth rapporte le rachat du Guanahani par l’intermédiaire de LOV Group. Le départ de l’opérateur Rosewood est annoncé pour le 1er octobre, avec une ouverture sous la marque Airelles prévue le 1er novembre. Au 3 octobre, cette dernière échéance reste donc à venir. Aucun prix de vente n’est donné dans cet article.

Des condamnations qui font aussi partie du parcours

L’affaire Bettencourt a exposé publiquement ses relations d’affaires. En mai 2015, Stéphane Courbit est condamné à une amende de 250 000 euros pour abus de faiblesse. Selon le compte rendu de l’AFP publié par La Dépêche le 9 juin, il ne fait pas appel, contrairement à plusieurs autres condamnés.

En mars 2024, le tribunal correctionnel d’Albertville condamne en première instance Courbit et deux sociétés pour des constructions illégales à Courchevel. Les amendes totalisent 4,5 millions d’euros pour les trois prévenus. La sienne s’élève à 1,5 million, dont 500 000 euros avec sursis. Le compte rendu de l’AFP décrit trois chalets construits sur une surface bien supérieure à celle initialement autorisée. Son avocat annonce alors un appel de ce jugement.

Sources et méthode

Les références qui documentent les chiffres et le parcours. Comment nous vérifions les informations.

Consulter les sources5 références
  1. Forbes France — Du producteur au milliardaire, 5 juin 2025
  2. Communauté Nouvelle — Témoignage de Stéphane Courbit, septembre 2022, pages 34-35
  3. Banijay Group — Chronologie et dirigeants
  4. Banijay France — Adventure Line Productions, 31 août 2023
  5. LOV Group — Hôtellerie et restauration

Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.