Fortune d’Alexander Albon : le pilote revenu par le banc de réserve
La fortune d’Alexander Albon est estimée à 17 millions d’euros à partir du classement LoveMoney du 21 août 2026. Écarté par Red Bull malgré deux podiums, il a reconstruit sa carrière chez Williams.
- Âge
- 30 ans
- Taille
- 1,86 m
- Nationalité
- Thaïlandaise et britannique 🇹🇭🇬🇧
- Métier
- Pilote de Formule 1

Note : Les montants indiqués sont des estimations fondées sur des sources publiques. La valeur réelle peut différer significativement. Signaler une erreur →
Fortune d’Alexander Albon : le pilote revenu par le banc de réserve
Deux podiums chez Red Bull n’ont pas empêché Alexander Albon de perdre son volant. Il a passé 2021 au simulateur, dans le rôle de réserviste et sur les circuits de DTM, avant que Williams ne lui donne une seconde chance. Sa fortune est estimée à 17 millions d’euros en 2026, à partir des 20 millions de dollars publiés par LoveMoney le 21 août et convertis au cours BCE du même jour. Son parcours raconte surtout ce qu’il faut accomplir pour rester pilote quand la Formule 1 vous a déjà écarté.
Une famille de course, puis une année qui bouleverse tout
Alexander Philippe Albon Ansusinha naît à Londres le 23 mars 1996. Il est britannique et thaïlandais, court sous licence thaïlandaise et grandit dans une famille où l’automobile n’est pas abstraite. Son père, Nigel Albon, a lui-même piloté. Alexander commence le karting vers huit ans.
Les résultats arrivent tôt. En 2010, dans la catégorie KF3, il remporte à la fois le championnat d’Europe et la Coupe du monde CIK-FIA. Il devance notamment Pierre Gasly au classement européen. Ces deux titres peuvent faire croire à une voie déjà tracée. La suite sera moins rectiligne.
En 2012, l’année de son passage aux monoplaces, sa mère Kankamol est condamnée à six ans de prison dans une affaire de fraude. Albon a quinze ans. Il a raconté combien cette rupture avait éprouvé la famille et l’avait conduit à prendre davantage de responsabilités auprès de ses frères et sœurs. Le pilote n’est en rien responsable des faits ; l’épisode compte parce que sa carrière, encore fragile et coûteuse, continue au milieu de cette crise.
Trois saisons de Formula Renault 2.0 le mènent à la troisième place de l’Eurocup 2014. Il finit ensuite septième de la Formule 3 européenne en 2015, avec cinq podiums. Le talent est visible, pas encore irrésistible. Il lui faut continuer sans le titre qui garantit l’étape suivante.
Battu par Leclerc, Russell et Norris, mais toujours dans leur sillage
Avec ART, Albon gagne quatre courses de GP3 en 2016 et termine vice-champion derrière Charles Leclerc. Sa première année de Formule 2 est plus rude : dixième en 2017. Le passage chez DAMS devient décisif. En 2018, il prend la troisième place du championnat, derrière George Russell et Lando Norris.
Il n’a donc remporté ni le GP3 ni la F2. Mais il est resté assez près des vainqueurs pour que Toro Rosso lui ouvre la Formule 1 en 2019. Le détail est important : une carrière junior sans couronne majeure peut encore déboucher sur l’élite lorsqu’une dernière saison change la perception d’un pilote.
Albon devient le deuxième Thaïlandais à courir en championnat du monde de F1, après Prince Bira. Son apprentissage avec Daniil Kvyat dure à peine douze Grands Prix. Red Bull décide alors de remplacer Gasly et place le débutant à côté de Max Verstappen.
La promotion est spectaculaire, mais elle raccourcit brutalement le temps d’apprentissage. Sur l’ensemble de 2019, entre Toro Rosso et Red Bull, Albon marque 92 points et termine huitième du championnat. Il est désormais jugé non plus comme un novice, mais comme le coéquipier du pilote autour duquel Red Bull construit son équipe.
Deux podiums, puis plus de baquet
La saison 2020 produit le paradoxe qui définit longtemps sa carrière. Albon monte pour la première fois sur un podium au Grand Prix de Toscane, puis recommence à Bahreïn. Il achève le championnat au septième rang avec 105 points, son meilleur classement en Formule 1. Pourtant, Red Bull choisit Sergio Pérez pour 2021.
Il serait tentant de réduire cette décision à une seule course ou à un seul défaut. Les sources officielles n’en donnent pas une explication contractuelle complète. Le résultat suffit : deux podiums ne protègent pas un baquet dans une équipe de pointe. À 24 ans, après 38 départs en Grand Prix, Albon sort de la grille.
Red Bull ne coupe toutefois pas le lien. L’équipe le conserve comme pilote d’essai et de réserve. Albon travaille au simulateur et reste mobilisable pendant les week-ends de course. En parallèle, il rejoint AF Corse en DTM sous les couleurs AlphaTauri, gagne une course et termine sixième du championnat. L’année 2021 n’est donc pas une disparition, mais une saison passée dans l’angle mort : assez proche de la F1 pour contribuer, trop loin pour prendre le départ.
Le 8 septembre 2021, Williams annonce son recrutement pour 2022 aux côtés de Nicholas Latifi. Red Bull le libère pour cette occasion tout en conservant des options futures. Le retour ne récompense pas une victoire récente en Grand Prix. Il récompense une année durant laquelle Albon a accepté un rôle moins visible sans sortir de l’écosystème.
Williams transforme la seconde chance en projet de long terme
Le premier bilan est modeste : quatre points et la dix-neuvième place en 2022. Albon termine néanmoins neuvième à Miami et dixième en Belgique, des résultats assez visibles pour une équipe du fond de grille. Williams le confirme dès le mois d’août dans le cadre d’un contrat pluriannuel.
En 2023, la reconstruction devient mesurable. Albon entre sept fois dans les dix premiers, marque 27 points et termine treizième. Williams se classe septième chez les constructeurs, son meilleur rang depuis 2017. James Vowles, arrivé à la tête de l’écurie, ne voit pas seulement en lui un homme capable de sauver quelques points. Lors de la prolongation annoncée en mai 2024, il souligne son apport technique et sa constance sous pression.
La progression n’est pas une ligne droite. Albon retombe à 12 points et au seizième rang en 2024, malgré une septième place en Azerbaïdjan. Puis Williams change d’échelle en 2025 : cinquième des constructeurs, son meilleur classement depuis 2017. Albon finit huitième avec 73 points. Il ne monte pas sur le podium, mais signe sa meilleure place au championnat depuis Red Bull.
| Étape | Résultat | Ce qu’elle change |
|---|---|---|
| Karting KF3, 2010 | Champion d’Europe et vainqueur de la Coupe du monde | Deux références internationales la même saison |
| GP3, 2016 | 2e, 4 victoires, 7 podiums | La candidature à la F1 reste ouverte |
| Formule 2, 2018 | 3e | Toro Rosso le recrute pour 2019 |
| Red Bull, 2020 | 7e, 105 points | Son meilleur classement en Formule 1 |
| Red Bull et DTM, 2021 | Réserviste F1, 6e du DTM | Il reste actif pendant son année hors grille |
| Williams, 2023 | 13e, 27 points | L’équipe remonte au 7e rang des constructeurs |
| Williams, 2025 | 8e, 73 points | Sa meilleure saison depuis Red Bull |
Le 18 août 2026, Williams confirme qu’il pilotera encore pour elle en 2027. Le communiqué associe cette continuité au chantier mené avec Vowles. Il relève aussi un symbole : lors de son 96e départ pour Williams, Albon a dépassé le record de courses disputées pour l’écurie que détenait Nigel Mansell. Le pilote arrivé pour une seconde chance est devenu celui qui enchaîne le plus de départs sous ses couleurs.
Des contrats de pilote à un investissement dans le golf
La course demeure le moteur économique du parcours. Le passage de Toro Rosso à Red Bull, puis la stabilité contractuelle acquise chez Williams, ont installé Albon dans la durée. Ses accords avec PTT Lubricants, Prosperity Investment Management et Monsoon Valley prolongent aussi son exposition auprès de partenaires liés notamment à la Thaïlande.
En janvier 2024, il franchit une autre étape en investissant par l’intermédiaire d’Apex dans la franchise de San Francisco de TGL. Cette ligue de golf par équipes a été lancée autour de Tiger Woods et Rory McIlroy. Albon rejoint un groupe d’investisseurs sportifs comprenant notamment le footballeur John Stones ; le basketteur Stephen Curry fait partie des propriétaires de la franchise. Pour le pilote, dont la compagne Lily Muni He évolue sur le circuit professionnel de golf, l’investissement relie un univers familier à une diversification hors du paddock.
Son identité thaïlandaise ne se limite pas à la licence posée sur une fiche de résultats. En 2025, il donne à UNICEF Thaïlande le casque porté au Grand Prix de Singapour afin qu’il soit vendu au profit de programmes destinés aux enfants. L’organisation fixe le prix de départ à 450 000 bahts. Le geste transforme un objet de course personnel en ressource pour un pays qu’il représente depuis ses débuts en Formule 1.
De pilote écarté à détenteur d’un record Williams
Au 20 septembre 2026, Formula 1 crédite Albon de 141 Grands Prix, 318 points et deux podiums. Il n’a encore ni victoire, ni pole position, ni titre mondial. Ces zéros pourraient résumer un pilote resté en marge des grands palmarès. Ils racontent mal ce qu’il a dû préserver pour rester là.
Albon a connu le sommet trop tôt, à côté de Verstappen après douze courses seulement. Il en est sorti malgré deux podiums, puis a accepté le simulateur, le rôle de réserve et une saison en DTM. Williams ne lui a pas offert une rédemption instantanée : quatre points d’abord, puis 27, une rechute à 12, enfin 73. La force de cette trajectoire réside dans cette patience mesurable. En 2027, il ne reviendra plus sur la grille comme un pilote repêché, mais comme le recordman des départs pour l’écurie qui lui a rouvert la porte.
Questions fréquentes
Quel a été le premier mot d’Alexander Albon ?
« Ferrari ». Formula 1 raconte que son premier mot était italien, détail précoce chez un enfant qui allait ensuite rêver de courir au plus haut niveau.
Combien de ses neuf courses avec Red Bull en 2019 a-t-il terminées dans les six premiers ?
Huit sur neuf. Cette régularité a suivi sa promotion en cours de saison, alors qu’il découvrait à la fois l’équipe principale et le rôle de coéquipier de Max Verstappen.
Pourquoi Alexander Albon porte-t-il le numéro 23 ?
Il voulait rendre hommage à Valentino Rossi, qui courait avec le 46 en MotoGP, sans reprendre directement ce numéro emblématique. Il l’a donc divisé par deux. Le 23 correspond aussi au jour de sa naissance, le 23 mars.
Sources
- LoveMoney : classement des fortunes F1 2026
- BCE : cours EUR/USD du 21 août 2026
- Formula 1 : profil et statistiques d’Alexander Albon
- Williams : biographie officielle
- FIA Karting : palmarès 2010
- WalesOnline : récit familial
- Williams : annonce de son retour en 2022
- Williams : prolongation jusqu’en 2027
- ESPN : investissement dans la ligue TGL
- UNICEF Thaïlande : casque de Singapour
- Williams : origine du numéro 23