Fortune de George Russell : le pari familial avant Mercedes
La fortune de George Russell est estimée à 35 millions d’euros à partir du classement PlanetF1 du 14 août 2026. De la mise familiale dans le karting aux victoires chez Mercedes, son parcours est une suite de paris confirmés sur la piste.
- Âge
- 28 ans
- Taille
- 1,85 m
- Nationalité
- Britannique 🇬🇧
- Métier
- Pilote de Formule 1

Note : Les montants indiqués sont des estimations fondées sur des sources publiques. La valeur réelle peut différer significativement. Signaler une erreur →
Fortune de George Russell : le pari familial avant Mercedes
La fortune de George Russell est estimée à 35 millions d’euros, à partir des 40 millions de dollars publiés par PlanetF1 le 14 août 2026 et convertis au cours BCE du même jour. Avant les salaires de Mercedes, une famille avait engagé environ 1,5 million de livres dans un enfant qui courait en karting. Russell a ensuite dû convertir cette avance en titres, patienter trois saisons au fond de la grille avec Williams et perdre une première victoire sur une confusion de pneus. À 28 ans, il est devenu le pilote de référence de Mercedes, avec une carrière où les occasions manquées donnent tout leur poids aux sept Grands Prix finalement gagnés.
Une famille mise sur le karting
George William Russell naît le 15 février 1998 à King’s Lynn, en Angleterre, et grandit près de Wisbech, dans le Cambridgeshire. Son père Steve travaille dans le commerce de céréales ; sa mère Alison, son frère Benjy et sa sœur Cara composent le reste du premier cercle. Pendant la construction de la maison familiale, les Russell vivent même un temps dans un mobil-home.
George commence le karting vers sept ou huit ans. Le loisir devient vite une campagne internationale, avec ses déplacements, ses moteurs et ses saisons à financer. Selon le pilote, son père travaille de longues heures, vend son entreprise et engage environ 1,5 million de livres dans son parcours. Russell dit avoir depuis remboursé cette somme.
L’effort familial ne garantit rien, mais les résultats entretiennent la possibilité d’une saison suivante. En 2011 et 2012, Russell remporte deux fois de suite le championnat d’Europe CIK-FIA junior en KF3. En 2014, à 16 ans, il gagne le championnat BRDC Formula 4 dès sa première saison en monoplace. Il décroche aussi le McLaren Autosport BRDC Award, avec une dotation, une adhésion au BRDC et un essai au volant d’une McLaren.
Deux campagnes de Formule 3 européenne suivent : la première chez Carlin en 2015, la seconde chez HitechGP en 2016. Il passe de la sixième à la troisième place du championnat. Ce n’est pas un raccourci vers la Formule 1, plutôt la preuve qu’il sait progresser lorsque le palier devient plus haut.
Choisir Mercedes, puis gagner deux championnats en deux ans
En janvier 2017, Russell rejoint le programme junior Mercedes. Il disposait aussi d’une possibilité en DTM. Choisir la filière monoplace du constructeur revient donc à refuser une place disponible pour parier sur une route plus longue vers la F1. Toto Wolff, Mercedes et ART Grand Prix deviennent les partenaires structurants de cette accélération.
Avec ART, Russell remporte le GP3 dès sa première saison : quatre victoires, sept podiums et quatre pole positions. Mercedes lui confie ensuite un essai de sa W08, puis deux séances d’essais libres avec Force India au Brésil et à Abu Dhabi. Le jeune pilote n’est plus seulement observé, il commence à travailler dans l’environnement d’un week-end de Grand Prix.
En 2018, toujours avec ART, il gagne la Formule 2 dès sa saison de débutant, devant Lando Norris. Le titre est acquis à Abu Dhabi avec un total de points alors record pour cette version du championnat. Le 12 octobre, Williams annonce son arrivée en F1 pour 2019. Deux titres consécutifs ont ouvert la porte, mais pas celle de la meilleure voiture.
Chez Williams, gagner le samedi sans pouvoir marquer le dimanche
La Williams de 2019 est l’une des monoplaces les moins compétitives du plateau. Russell ne marque aucun point. Il bat pourtant son coéquipier Robert Kubica lors des 21 séances de qualification de la saison. Le contraste lui vaut le surnom de « Mr Saturday » : le samedi mesure sa vitesse, le dimanche rappelle les limites de la voiture.
Il reste en 2020. Puis un appel change la perception de sa carrière. Lewis Hamilton, touché par le Covid-19, manque le Grand Prix de Sakhir. Mercedes choisit Russell pour le remplacer.
Dans une voiture qu’il découvre, le pilote Williams manque la pole de 0,026 seconde. Il dépasse Valtteri Bottas au départ et mène une grande partie de la course. Lors d’un arrêt sous voiture de sécurité, Mercedes mélange les pneus de ses deux pilotes. Russell doit revenir aux stands. Il repart à l’attaque, puis une crevaison détruit sa remontée. Il termine neuvième.
La victoire a disparu deux fois, d’abord dans l’opération de l’équipe, ensuite dans un pneu. La démonstration, elle, reste. Russell avait pris une Mercedes inconnue et immédiatement couru devant. Ce jour aurait pu être son premier triomphe ; il devient plutôt la raison pour laquelle l’attente paraît désormais provisoire.
En 2021, il revient pourtant chez Williams. À Spa, sous une pluie qui réduit le Grand Prix de Belgique à une course écourtée, sa deuxième place offre à l’écurie son premier podium depuis 2017. Après trois saisons d’apprentissage et un seul podium, Mercedes l’annonce enfin aux côtés de Hamilton pour 2022.
São Paulo transforme la promesse en victoire
Russell arrive dans une Mercedes qui ne domine plus comme les années précédentes. Il signe sa première pole en Hongrie, puis attend novembre pour convertir sa vitesse en succès. À São Paulo, il gagne le Sprint le samedi. Le lendemain, il remporte le Grand Prix devant Hamilton et offre à Mercedes son unique victoire de la saison.
Le résultat ferme la parenthèse ouverte à Sakhir. Cette fois, aucun mauvais train de pneus ni aucune crevaison ne vient reprendre la course. Russell achève sa première saison Mercedes au quatrième rang mondial avec 275 points et huit podiums.
La progression suivante n’est pas linéaire. En 2023, il ne gagne pas. À Singapour, il abandonne dans les derniers tours alors qu’il lutte pour la victoire. En 2024, il sait en revanche ramasser une occasion que d’autres perdent : en Autriche, l’accrochage tardif entre Max Verstappen et Norris libère la première place, et Russell s’impose. À Las Vegas, il n’attend l’erreur de personne. Parti de la pole, il contrôle les 50 tours et mène un doublé Mercedes devant Hamilton.
Une autre victoire apparente lui est retirée cette saison-là. Premier sur la piste en Belgique, Russell est disqualifié parce que sa voiture est constatée sous le poids minimum. L’épisode rappelle la brutalité de ce sport : la classification technique peut effacer ce que le chronomètre venait d’établir.
| Saison | Équipe | Repère |
|---|---|---|
| 2019 | Williams | 21 qualifications gagnées sur 21 face à Kubica, aucun point |
| 2020 | Williams / Mercedes à Sakhir | 9e à Sakhir après l’erreur de pneus et la crevaison |
| 2021 | Williams | Premier podium, 2e en Belgique |
| 2022 | Mercedes | 4e, 275 points, 1 victoire, 8 podiums |
| 2023 | Mercedes | 0 victoire, 2 podiums |
| 2024 | Mercedes | Victoires en Autriche et à Las Vegas |
| 2025 | Mercedes | 4e, 319 points, 2 victoires, 2 poles, 9 podiums |
Après Hamilton, devenir la référence plutôt que son remplaçant
Le départ de Hamilton chez Ferrari change la hiérarchie interne en 2025. Russell n’est plus le jeune pilote placé à côté du septuple champion. Il devient le repère de Mercedes face à Kimi Antonelli, autre produit de la filière junior.
La saison apporte deux victoires très différentes. Au Canada, Russell convertit sa place aux avant-postes. À Singapour, il revient sur le circuit de son abandon de 2023, part de la pole et gagne. Deux ans après avoir vu la victoire disparaître dans les derniers tours, il repart cette fois avec elle.
Son bilan est le meilleur de sa carrière à ce stade : 319 points, neuf podiums, deux poles et la quatrième place du championnat. Mercedes termine deuxième chez les constructeurs, derrière McLaren. Le statut de leader est donc validé par les résultats, sans être couronné par un titre.
Le 15 octobre 2025, Mercedes confirme Russell et Antonelli pour 2026. L’équipe ne publie ni montant ni durée détaillée. ESPN rapporte ensuite une formule « un plus un », avec 2026 garantie et une prolongation 2027 liée à des objectifs de performance. Même devenu la référence, Russell reste évalué course après course.
Le changement d’échelle se lit aussi dans ses revenus. Forbes estime ses salaires et bonus sportifs de la saison 2025 à 26 millions de dollars, hors partenariats publicitaires, et le classe septième parmi les pilotes les mieux payés. UBS, adidas, Alpinestars, Bell Helmets et IWC associent également leur image à la sienne. Ces partenariats prolongent la visibilité gagnée sur la piste.
Sept victoires, mais toujours le même prochain examen
Au 20 septembre 2026, Formula 1 crédite Russell de 166 Grands Prix, sept victoires, 31 podiums, 12 pole positions et 1 244 points. Ces totaux condensent mal le chemin parcouru. Ils ne disent ni les 21 samedis gagnés dans une Williams sans points, ni les 0,026 seconde de Sakhir, ni les pneus mélangés, ni la victoire belge effacée après l’arrivée.
Ils disent toutefois ce que la famille avait acheté à grands frais sans pouvoir le garantir : du temps pour atteindre le niveau où une occasion devient un résultat. Steve Russell avait engagé cette somme pour maintenir ce temps ouvert ; son fils affirme l’avoir remboursé. Les titres de GP3 et de F2 ont payé la confiance sportive, São Paulo a payé l’attente et Singapour a payé un revers vieux de deux ans. La prochaine conversion reste la plus difficile : transformer le rôle de leader Mercedes en premier championnat du monde.
Questions fréquentes
Pourquoi George Russell porte-t-il le numéro 63 ?
Le 63 était le numéro de son frère lorsqu’il a commencé le karting dans un centre couvert local. George Russell l’a repris et le décrit depuis comme le numéro de la famille.
Comment George Russell a-t-il tenté de convaincre Mercedes à 16 ans ?
Il s’est présenté à l’usine Mercedes en costume et cravate, avec une présentation PowerPoint pour défendre sa candidature. Toto Wolff a rappelé cette scène après la première victoire de Russell avec l’écurie en 2022.
Quel lien particulier George Russell entretient-il avec Silverstone ?
Il y a disputé et gagné sa toute première course automobile. Il y a aussi effectué son premier essai au volant d’une Formule 1, ce qui donne au circuit britannique une place particulière dans son parcours.
Sources
- PlanetF1 : fortune des pilotes de F1 en 2026
- BCE : cours EUR/USD du 14 août 2026
- Formula 1 et site officiel du pilote
- Formula 1 et site officiel du pilote
- RACER et BBC, récompense 2014
- FIA, victoire 2015
- Mercedes, annonce Sakhir et biographie officielle
- FIA Formula 2, Hall of Fame
- Formula 1, compte rendu de course de Sakhir
- Formula 1, Autriche et Las Vegas 2024
- Formula 1 et FIA, classifications 2025
- Mercedes, confirmation 2026
- ESPN, contrat
- Formula 1, origine du numéro 63
- Formula 1, présentation PowerPoint à Mercedes