Fortune de Kimi Antonelli : le pari accéléré de Mercedes
La fortune de Kimi Antonelli est estimée à 13 millions d’euros à partir de l’évaluation publiée par Finance Monthly le 7 juin 2026. Mercedes lui a confié un volant de Formule 1 après une ascension qui a sauté l’étape de la Formule 3.
- Âge
- 20 ans
- Taille
- Non documentée publiquement
- Nationalité
- Italienne 🇮🇹
- Métier
- Pilote de Formule 1

Note : Les montants indiqués sont des estimations fondées sur des sources publiques. La valeur réelle peut différer significativement. Signaler une erreur →
Fortune de Kimi Antonelli : le pari accéléré de Mercedes
À 20 ans, Kimi Antonelli pilote une Mercedes, mène le championnat de Formule 1 et possède une fortune estimée à 13 millions d’euros. Ce chiffre reprend les 15 millions de dollars publiés par Finance Monthly le 7 juin 2026, convertis au dernier cours BCE disponible avant cette date. Sa montée a brûlé une étape entière, la Formule 3, sans effacer les accrocs : un accident après cinq tours à Monza, quatre abandons lors de sa première saison de F1 et des examens scolaires à finir après un podium. Derrière la vitesse, il y a une suite de paris pris par sa famille, PREMA et Mercedes.
Le karting comme langue familiale
Andrea Kimi Antonelli naît le 25 août 2006 à Bologne. Son père, Marco, pilote des voitures de sport et dirige Antonelli Motorsport. Les circuits, les ateliers et les déplacements ne sont donc pas un monde à découvrir, mais le décor de l’enfance. La famille lui donne un accès précoce à la piste. Les résultats vont ensuite décider si cette avance peut devenir une carrière.
Le premier titre documenté arrive en 2015, dans le Trofeo Easykart/Kart Grand Prix EasyKart 60. En 2019, Antonelli rejoint officiellement le programme junior Mercedes. Le constructeur prend alors le relais de l’environnement familial pour organiser sa progression, sous la direction de Gwen Lagrue. Cette même année, le jeune Italien remporte les WSK Euro Series et la WSK Super Master Series en OK-Junior.
Il change de catégorie en 2020 et gagne le Championnat d’Europe FIA Karting ainsi que la WSK Euro Series. En 2021, il conserve son titre européen, puis passe à la monoplace avec PREMA. À 15 ans, il obtient trois podiums en neuf courses d’Italian F4. Marco Antonelli a ouvert la porte ; Mercedes et René Rosin, à la tête de PREMA, construisent désormais l’escalier.
Vingt-deux victoires, puis deux championnats de plus
L’année 2022 donne une première mesure spectaculaire de sa vitesse. Antonelli remporte les championnats italien et allemand de Formule 4. Son bilan cumulé dans les deux séries atteint 22 victoires, 21 pole positions et 27 podiums. Il ajoute la médaille d’or de la Coupe F4 aux FIA Motorsport Games. En ADAC F4, ses neuf victoires et sept poles lui permettent d’être titré avant la dernière course.
PREMA et Mercedes le font ensuite monter en Formula Regional. En 2023, il gagne d’abord le championnat du Moyen-Orient, avec trois victoires et sept podiums. Puis il conquiert le championnat d’Europe dès sa première saison complète. Le titre est assuré à Zandvoort, le 15 octobre, alors qu’il reste encore deux courses. À cet instant, son bilan européen compte cinq victoires, cinq deuxièmes places, une troisième place et quatre poles.
Quatre titres majeurs en deux saisons changent la nature du dossier. Antonelli n’est plus seulement un junior prometteur. Il devient un pilote pour lequel Mercedes accepte de supprimer une étape entière.
Sauter la Formule 3, au risque d’aller trop vite
Pour 2024, Mercedes et PREMA choisissent de l’envoyer directement en Formule 2, sans passer par la FIA Formule 3. Antonelli qualifie lui-même ce changement de « huge jump ». René Rosin défend la continuité d’un travail commencé en F4, mais la décision augmente brutalement la difficulté : voitures plus puissantes, gestion des pneus plus exigeante et adversaires plus expérimentés.
Les débuts sont irréguliers. La première victoire arrive à Silverstone, dans la course Sprint disputée sous la pluie. La deuxième, dans la course principale du Hungaroring, confirme qu’il peut gagner dans deux contextes différents. Il termine sa seule saison de F2 au sixième rang, avec 113 points et deux victoires.
Ce bilan ne ressemble pas aux titres écrasants des deux années précédentes. Mercedes y voit pourtant assez de vitesse et de faculté d’apprentissage pour prendre une décision bien plus lourde : le promouvoir directement en Formule 1.
Cinq tours à Monza avant de succéder à Lewis Hamilton
Le 30 août 2024, Antonelli participe à sa première séance d’essais libres officielle en F1, à Monza. Elle dure cinq tours. Il perd le contrôle de la Mercedes et percute les protections. L’erreur est publique, sur le circuit italien, au moment même où son nom circule pour le siège le plus observé du paddock.
Quelques heures plus tard, il reprend sa place dans la PREMA et se qualifie sixième en Formule 2. Le lendemain, Mercedes confirme qu’il sera titulaire en 2025 aux côtés de George Russell. À 18 ans, il devient le successeur direct de Lewis Hamilton, parti chez Ferrari.
Toto Wolff ne choisit donc pas un pilote déjà victorieux en Grand Prix. Il mise sur la courbe de progression que Mercedes observe depuis le karting, sur les quatre titres de 2022 et 2023, puis sur la capacité à absorber le saut vers la F2. L’accident de Monza ne disparaît pas du tableau. Il devient le premier rappel que la vitesse de la promotion peut aussi devancer l’expérience.
Melbourne, Miami, Montréal : apprendre devant tout le monde
Le premier Grand Prix d’Antonelli, le 16 mars 2025 à Melbourne, commence en seizième position. Il le termine quatrième. À 18 ans, il marque douze points dès ses débuts et devient le troisième plus jeune pilote à prendre le départ d’un Grand Prix.
À Miami, il signe la pole de la course Sprint. Ce n’est pas la pole du Grand Prix, mais Mercedes le présente comme le plus jeune auteur d’une pole dans un format officiel de F1. Le tour rapide confirme ce que le constructeur avait parié avant même sa première course : la vitesse pure a franchi le changement de catégorie.
Le 15 juin, au Canada, le jeune Italien dépasse Oscar Piastri au premier tour. Mercedes choisit une stratégie à deux arrêts. Dans le dernier relais, Antonelli doit préserver une troisième place malgré un train avant dégradé. Il termine derrière Russell et Max Verstappen, à 18 ans et 294 jours.
Ce premier podium fait de lui le troisième plus jeune pilote de l’histoire à monter sur une boîte de Formule 1 et le premier Italien à y parvenir depuis Jarno Trulli en 2009. La scène la plus révélatrice se déroule pourtant après la course. Antonelli ne peut pas vraiment célébrer : il doit terminer ses examens scolaires. À Imola, quelques semaines plus tôt, il avait même amené sa classe à son premier Grand Prix à domicile.
Sa saison ne devient pas pour autant une collection de records sans contretemps. Il abandonne à Imola, en Espagne, en Autriche et en Grande-Bretagne. Le contraste est net : trois podiums, dont une deuxième place au Brésil et une troisième à Las Vegas, mais aussi quatre dimanches terminés avant l’arrivée.
| Repère | Résultat |
|---|---|
| Grand Prix du Canada 2025 | 3e, premier podium en F1 |
| Grand Prix de São Paulo 2025 | 2e |
| Grand Prix de Las Vegas 2025 | 3e |
| Championnat 2025 | 7e avec 150 points et 3 podiums |
| Carrière au 12 septembre 2026 | 37 Grands Prix, 7 victoires, 14 podiums et 417 points |
Ce que Mercedes rémunère déjà
L’essentiel des revenus professionnels d’Antonelli vient de Mercedes. Son contrat associe une rémunération de pilote et des primes liées aux résultats, auxquelles s’ajoutent ses activités commerciales. Les conditions détaillées de l’accord n’ont pas été publiées.
Forbes estime néanmoins ses salaires et bonus de Formule 1 à 12,5 millions de dollars pour la saison 2025, ce qui le place au dixième rang de son classement des pilotes les mieux payés. Ce revenu annuel est distinct de l’estimation de fortune donnée en ouverture. Il mesure surtout l’effet immédiat d’une décision sportive : en lui confiant le siège de Hamilton, Mercedes a fait passer Antonelli de la rémunération d’un pilote de promotion à celle d’un titulaire d’une écurie de pointe.
Son âge, ses résultats et sa place d’Italien chez Mercedes renforcent aussi son intérêt pour les partenaires commerciaux. Mais le centre de gravité reste le volant. À ce stade, sa valeur économique suit directement ce que l’écurie attend de lui en piste.
Sept victoires en 2026, et l’objectif change de nature
Au 12 septembre 2026, la photographie de sa deuxième saison est saisissante : sept victoires, six pole positions, 11 podiums et 267 points après 13 Grands Prix. Antonelli occupe alors la tête du championnat. Ces chiffres sont datés parce que la saison continue, mais ils montrent déjà le déplacement de l’enjeu. Mercedes ne lui demande plus seulement de justifier une promotion audacieuse. Elle lui demande de convertir cette avance en championnat.
Marco Antonelli, Gwen Lagrue, René Rosin et Toto Wolff ont chacun organisé une partie de la montée. En 2026, leur travail ne se juge plus au potentiel d’un adolescent. Il se joue au classement d’un championnat du monde que Kimi Antonelli mène à 20 ans.
Questions fréquentes
Comment Kimi Antonelli est-il entré pour la première fois dans le paddock de la F1 ?
À sept ans, à Hockenheim en 2014, son père l’a caché dans une pile de pneus posée sur un chariot, sous un parapluie, pour franchir l’entrée. Une fois dans la voie des stands, un ami de Marco Antonelli lui a obtenu un laissez-passer et l’enfant a pu découvrir le paddock pendant une heure.
Pourquoi Kimi Antonelli a-t-il choisi le numéro 12 ?
Le 12 rend hommage à Ayrton Senna, son idole. C’est aussi le premier numéro qu’Antonelli a utilisé en monoplace, dès la Formule 4, et l’âge qu’il avait lorsqu’il a rejoint le programme junior Mercedes.
Quel double record Kimi Antonelli a-t-il établi au Grand Prix du Japon 2025 ?
Il est devenu le plus jeune pilote de l’histoire de la Formule 1 à mener un tour de course et à signer le meilleur tour. Ces deux records ont été établis lors du même Grand Prix.
Sources
- Finance Monthly : fortune de Kimi Antonelli
- BCE : cours EUR/USD du 5 juin 2026
- Forbes : rémunérations F1 2025
- Mercedes : biographie officielle
- FIA : bilan des championnats F4
- Mercedes : passage en Formule 2
- FIA Formula 2 : promotion chez PREMA
- Formula 1 : annonce de son arrivée chez Mercedes
- Formula 1 : profil et statistiques
- Formula 1 : premier podium au Canada
- Formula 1 : examens scolaires après le podium
- Mercedes : numéro 12 et découverte du paddock