Fortune d’Isack Hadjar : de la course vers l’hôtel de Marko au baquet Red Bull
La fortune d’Isack Hadjar est estimée à 860 000 euros à partir du million de dollars publié par F1Salaries le 9 juin 2026. Son ascension de la Formule 2 à Red Bull s’est construite avec ses parents avant de changer brutalement d’échelle.
- Âge
- 21 ans
- Taille
- 1,67 m
- Nationalité
- Française et algérienne 🇫🇷🇩🇿
- Métier
- Pilote de Formule 1

Note : Les montants indiqués sont des estimations fondées sur des sources publiques. La valeur réelle peut différer significativement. Signaler une erreur →
Fortune d’Isack Hadjar : de la course vers l’hôtel de Marko au baquet Red Bull
Un père physicien devenu mécanicien de kart, une mère devenue manager, puis une victoire à Monaco suivie d’un sprint vers l’hôtel d’Helmut Marko : la carrière d’Isack Hadjar s’est construite en famille avant de passer sous les couleurs de Red Bull. Sa fortune est estimée à 860 000 euros en 2026, à partir du million de dollars indiqué par F1Salaries le 9 juin. Quinze courses après un premier Grand Prix arrêté avant même le départ, il montait sur son premier podium en Formule 1.
À Paris, sa première écurie est familiale
Isack Alexandre Hadjar naît le 28 septembre 2004 à Paris, dans une famille d’origine algérienne étrangère au sport automobile. Son père, Yassine, est physicien et chercheur. Sa mère, Randa, travaille dans les ressources humaines. Rien, dans ce point de départ, ne fournit le mode d’emploi d’une carrière sur circuit.
Le premier essai de kart arrive à cinq ans. La pratique devient régulière vers sept ans et Red Bull situe le début de son parcours en compétition en 2012. À partir de là, le métier s’apprend aussi dans la voiture familiale. Yassine accompagne les déplacements, découvre la mécanique et devient le mécanicien de son fils. Randa participe à la recherche des budgets et des soutiens nécessaires pour continuer.
Cette répartition des rôles survivra à l’entrée dans le professionnalisme. Randa deviendra la manager d’Isack. Yassine restera présent jusque dans le dessin de son casque, décoré d’équations en hommage à son univers scientifique. La famille n’a pas transmis une écurie au jeune pilote. Elle a construit, tâche après tâche, la première structure qui lui a permis d’en rejoindre une.
Hadjar passe à la monoplace en avril 2019, dans le championnat de France de Formule 4. Il gagne à Spa dès cette première saison. En 2020, il ajoute trois victoires, onze podiums, deux pole positions et 233 points pour finir troisième. Il ne remporte pas le championnat, mais son dossier devient assez solide pour poursuivre en Formula Regional.
À Monaco, une course parfaite et quelques centaines de mètres à pied
La saison 2021 contient le moment qui fait basculer sa trajectoire. À Monaco, en Formula Regional, Hadjar signe la pole position, la victoire et le meilleur tour. Il racontera avoir conservé six puis sept secondes d’avance malgré les relances. Dans les rues où dépasser est si difficile, il ne laisse pas la course se refermer sur lui.
La suite se joue sans volant. Prévenu par son entraîneur que Helmut Marko veut le voir, Hadjar court jusqu’à l’hôtel où se trouve le responsable de la filière Red Bull. Selon le récit rapporté par Motorsport.com, Marko lui annonce qu’un contrat va lui être envoyé. Red Bull confirme que la victoire monégasque a pesé directement dans son recrutement au sein du Junior Team.
Cette scène résume une particularité de sa carrière. Une performance précise peut suffire à le rendre impossible à ignorer. Cinquième du championnat européen de Formula Regional en 2021, il est aussi troisième de la série asiatique. Ce sont pourtant les trois résultats réunis le même week-end à Monaco, pole, meilleur tour et victoire, qui ouvrent la porte suivante.
En 2022, sa première campagne de FIA Formule 3 avec Hitech confirme le choix de Red Bull. Trois victoires, cinq podiums, une pole et deux meilleurs tours le portent à la quatrième place du championnat. Il monte aussitôt en Formule 2.
Quatorzième en F2, puis candidat au titre un an plus tard
La marche est trop haute en 2023. Avec Hitech Pulse-Eight, Hadjar est classé P1 du sprint de Zandvoort, interrompu par la pluie avant deux tours et sans point attribué. Il ne monte qu’une fois sur le podium et termine quatorzième. Il qualifiera cette campagne de plus dure et de plus frustrante de sa carrière : la vitesse lui semble présente, les résultats ne suivent pas.
Le changement d’équipe devient alors une décision décisive. Pour sa deuxième saison, il rejoint Campos Racing. En 2024, le pilote qui sortait du ventre mou du classement remporte quatre courses principales, à Melbourne, Imola, Silverstone et Spa. Après Spa, son avance provisoire sur Gabriel Bortoleto atteint 36 points.
Le titre lui échappe pourtant. Hadjar termine avec 192 points, derrière les 214,5 de Gabriel Bortoleto et devant les 163 de Paul Aron. Formula1.com attribue notamment le dénouement à un calage lors de la dernière manche à Yas Marina, tandis que la FIA résume plus largement une perte de forme en fin de saison.
Quatre victoires ne donnent donc pas de couronne à Hadjar. Elles accomplissent autre chose : elles effacent suffisamment le souvenir de 2023 pour convaincre Red Bull qu’il est prêt pour la Formule 1. Après la promotion de Liam Lawson, le Français devient réserviste de RB, puis titulaire chez Racing Bulls pour 2025.
Melbourne aurait pu être son image, Zandvoort la remplace
Le premier Grand Prix d’Hadjar, à Melbourne en 2025, s’arrête avant le départ. Sur la piste humide, il perd sa Racing Bulls dans le tour de formation et heurte les barrières. Aucun tour de course, aucun point, seulement une voiture accidentée au moment où toute une carrière devait commencer.
La réponse arrive vite. Dès son troisième Grand Prix, au Japon, il termine huitième et marque ses premiers points. Il ne cherche plus seulement à réparer une entrée manquée : il installe une saison de débutant assez régulière pour finir devant son équipier Liam Lawson au championnat, avec 51 points contre 38. Hadjar se classe douzième mondial.
Entre ces deux bornes se trouve Zandvoort, le 31 août. Qualifié quatrième, Hadjar conserve sa place au rythme de la Racing Bulls. Lorsque la McLaren de Lando Norris abandonne sur une fuite d’huile signalée, il récupère la troisième position. L’abandon lui ouvre le podium, mais la course sans erreur l’a maintenu à portée de cette occasion.
À sa quinzième course de Formule 1, il décroche ainsi son premier podium et le premier de son équipe depuis 2021. Hadjar juge le résultat « irréel » et souligne que la quatrième place, avant l’abandon de Norris, aurait déjà été immense. Cinq mois auparavant, il n’avait pas franchi le tour de formation. Aux Pays-Bas, il monte sur la boîte.
Une seule saison avant de rejoindre Max Verstappen
Le 2 décembre 2025, Red Bull annonce Hadjar aux côtés de Max Verstappen pour 2026, en remplacement de Yuki Tsunoda. Laurent Mekies met en avant sa maturité, sa vitesse brute et sa capacité d’apprentissage. La promotion intervient après une seule saison complète en Formule 1, au moment où l’équipe prépare le nouveau règlement et son groupe propulseur Red Bull Ford.
Même l’annonce conserve une dimension familiale. Randa Hadjar apprend la décision avant son fils parce qu’elle est sa manager. Le père avait tenu les outils au bord des pistes de kart ; la mère reçoit désormais les informations de l’une des équipes les plus exposées du championnat.
Le défi est plus grand qu’une simple promotion. Hadjar partage le garage d’un multiple champion du monde et prend le deuxième volant d’une équipe où la comparaison avec Verstappen est immédiate. Sa première campagne dans l’équipe principale doit désormais montrer s’il peut transformer la vitesse qui l’y a conduit en résultats durables.
Du salaire de débutant au rôle d’ambassadeur mondial
Le changement d’équipe transforme aussi l’économie de sa carrière. F1Salaries estimait son salaire Racing Bulls 2025 à 500 000 dollars. Pour 2026, le même site avance 5 millions de dollars de base et jusqu’à 6 millions avec les bonus. Red Bull n’a publié ni ces montants, ni les clauses du contrat : il s’agit d’estimations professionnelles secondaires, distinctes du chiffre de fortune placé en ouverture.
Hadjar commence parallèlement à vendre autre chose que ses résultats du dimanche. En 2026, Devialet le choisit comme premier ambassadeur mondial officiel pour un partenariat de deux ans. L’accord associe son image à une marque française de matériel audio et donne à ses revenus une deuxième voie documentée, en plus du pilotage.
Cette diversification reste celle d’un jeune sportif, pas celle d’un entrepreneur ayant déjà bâti un portefeuille d’activités. Son principal levier économique demeure le baquet. En l’espace d’une saison, il est passé du salaire estimé d’un rookie à une rémunération Red Bull chiffrée en millions par les observateurs spécialisés. La suite dépendra d’abord des chronos, des points et de sa capacité à exister dans le même garage que Verstappen.
Repères de carrière
| Saison | Championnat ou équipe | Résultat marquant |
|---|---|---|
| 2021 | Formula Regional Europe | 5e ; pole, victoire et meilleur tour à Monaco |
| 2023 | FIA Formule 2, Hitech | 14e ; P1 au sprint de Zandvoort interrompu, sans point attribué |
| 2024 | FIA Formule 2, Campos | Vice-champion avec 192 points et quatre victoires principales |
| 2025 | Racing Bulls, Formule 1 | 12e avec 51 points ; premier podium à Zandvoort |
| 2026 | Red Bull Racing, Formule 1 | Promotion aux côtés de Max Verstappen |
La prochaine bascule se jouera au plus haut niveau
À 21 ans, il a atteint l’équipe principale au terme d’une trajectoire imparfaite. Ce qui l’y a conduit est plus difficile à reproduire qu’un palmarès linéaire : la faculté de rendre une course décisive quand la suivante n’est pas garantie. Désormais, il n’a plus à convaincre une filière de lui ouvrir la porte. Aux côtés de Verstappen, il doit prouver que sa prochaine bascule peut se produire au sommet.
Questions fréquentes
Quel retour spectaculaire Isack Hadjar a-t-il réalisé en Autriche en 2023 ?
En Formule 2, il termine troisième de la course sprint après s’être élancé depuis la 21e place. Red Bull Racing cite cette remontée parmi les résultats qui ont révélé son style de course.
Quelles langues Isack Hadjar dit-il parler ?
Il dit parler correctement le français et l’anglais. Il comprend aussi un peu l’arabe et l’italien, travaille son expression en italien et connaît quelques mots de japonais.
Quel surnom Isack Hadjar porte-t-il dans le paddock ?
Il est surnommé « Le Petit Prost ». Hadjar a raconté l’origine de ce sobriquet dans le podcast officiel de la Formule 1, Beyond The Grid.
Sources
- F1Salaries : estimation de fortune 2026
- BCE : cours EUR/USD du 9 juin 2026
- Motorsport.com : famille et parcours
- Red Bull : parcours de formation d’Isack Hadjar
- FIA Formule 3 : palmarès
- FIA Formule 2 : palmarès
- Formula 1 : premier podium à Zandvoort
- Formula 1 : rôle de Randa Hadjar
- Formula 1 : profil et statistiques
- Devialet : ambassadeur mondial
- Formula 1 : entretien Beyond The Grid