Fortune et revenus
La fortune de Jean Imbert est estimée à 5 millions de dollars, soit environ 4,45 millions d’euros, par le site biographique WikiMag dans une fiche publiée le 16 septembre 2026. Le site ne détaille pas son calcul : ce montant donne un ordre de grandeur incertain du patrimoine du chef. La conversion utilise le taux de référence de la BCE du 2 octobre 2026. Le chef français, vainqueur de Top Chef en 2012, a construit une activité qui associe restaurants, télévision, direction culinaire et collaborations commerciales. Son nom figure même dans l’objet de MY CHEF, la société qu’il préside : elle gère et exploite son image et sa signature.
Les données financières les plus concrètes concernent cette entreprise. Pour 2024, les comptes recensés par Pappers indiquent un résultat net d’environ 2,47 millions d’euros et 7,41 millions d’euros de fonds propres. Ces montants appartiennent à MY CHEF ; ils ne donnent ni le salaire du cuisinier ni la valeur de son patrimoine personnel. Ses rémunérations contractuelles et ses éventuels dividendes ne sont pas détaillés publiquement.
Ce parcours a changé de direction récemment. Jean Imbert a quitté les fonctions opérationnelles du Plaza Athénée en avril 2026, et le restaurant Monsieur Dior est passé sous la direction de Yannick Alléno en septembre 2025. Les anciennes collaborations du chef racontent donc sa carrière, sans constituer une liste de ses revenus actuels.
Parcours et repères
À 22 ans, une salle à lui avant la télévision
Jean Imbert naît le 18 juillet 1981 et grandit à L’Haÿ-les-Roses. Son père est relieur ; sa grand-mère Nicole lui transmet le goût des repas qui réunissent la famille. À douze ans, lorsque sa mère lui propose de préparer un gâteau au chocolat, il préfère s’attaquer aux ris de veau. Dans un entretien de 2015, il raconte avoir déjà imaginé l’appartement familial en auberge. La cuisine et l’accueil des convives vont ensemble.
Après le bac, il entre à l’école Paul Bocuse, puis se forme notamment chez Michel Rostang, Antoine Westermann et Éric Briffard. À 22 ans, il ouvre L’Acajou dans le XVIe arrondissement de Paris. Quand Top Chef le révèle au grand public, il dirige donc déjà son restaurant depuis plusieurs années. Il arrive à la télévision avec un lieu à faire vivre, des clients à recevoir et un projet qui lui appartient.
La victoire dans la troisième saison, en avril 2012, lui apporte un chèque de 100 000 euros. Dès le lendemain, il explique au Parisien vouloir investir cet argent dans son restaurant. Le concours donne des moyens à une ambition déjà ancienne, tout en faisant de son visage un visage familier.
Avec Norbert Tarayre, autre candidat de cette saison, il présente ensuite Norbert et Jean, le défi !, sur 6ter et M6. Les deux cuisiniers quittent leurs établissements pour aller chez des amateurs et relever les défis proposés par leurs hôtes. Le téléspectateur les retrouve dans une cuisine domestique, où il faut aider quelqu’un à préparer son repas. Imbert passe ainsi du concurrent qui doit convaincre un jury au professionnel qui explique et improvise devant un public.
Mamie : une blanquette, des cocottes et une recette à transmettre
En mars 2019, Jean Imbert remplace L’Acajou par Mamie. Nicole, alors âgée de 92 ans, donne au restaurant ses recettes et son esprit. La carte reprend le bouillon, la blanquette de veau, la crème caramel et la mousse au chocolat. Les plats arrivent dans des casseroles en cuivre ou des cocottes, souvent à partager. Le papier peint fleuri et les photos de famille rapprochent la salle d’une maison.
L’ambition ne consiste pas à déguiser chaque recette en démonstration technique. Le chef décrit à L’Hôtellerie Restauration un travail sur la justesse des cuissons, l’approvisionnement et quelques changements précis : des copeaux de radis colorés prennent ainsi la place des champignons dans sa blanquette. Nicole participe aussi aux desserts avec Cédric Grolet, qui enferme la crème des œufs à la neige dans un œuf en trompe-l’œil à casser.
Dans son entretien à Vogue, Imbert revient sur les dimanches chez sa grand-mère, à l’origine du projet. Le restaurant prolonge ces repas et fait découvrir une cuisine qu’il connaît depuis l’enfance. Il publie avec Nicole Merci Mamie pour les recettes, où cette transmission se poursuit sur le papier.
Nicole meurt en janvier 2021. En juin, Jean Imbert annonce la fermeture de Mamie. Il souhaite continuer à faire vivre sa cuisine, mais ne veut plus poursuivre ce restaurant sans elle. Cette adresse aura occupé une place singulière entre ses premières années de restaurateur et son arrivée dans les palaces.
De Miami à un palace parisien
En 2018, Pharrell Williams et l’entrepreneur de la restauration David Grutman choisissent Jean Imbert pour concevoir la carte et diriger la cuisine de Swan, leur restaurant du Design District de Miami. Le projet réunit une salle, un jardin et un bar à l’étage, avec un décor signé Ken Fulk. Pour Imbert, la rencontre avec un artiste se transforme en travail de restauration à l’étranger. Son rôle culinaire est établi ; une participation personnelle au capital ne l’est pas dans les documents consultés.
Le saut suivant le ramène à Paris. En 2021, il succède à Alain Ducasse pour la restauration du Plaza Athénée. Sa table gastronomique ouvre en janvier 2022 et obtient une étoile Michelin la même année. Il y choisit les grands classiques français : langouste en Bellevue, veau Orloff, vol-au-vent et turbot découpé en salle.
Le dîner se joue aussi devant les convives. Sous la conduite de Denis Courtiade, directeur du restaurant, une cloche annonce les desserts ; les lumières baissent et une vitre révèle les pâtissiers à l’œuvre. Le client assiste aux dernières préparations et au flambage. Autour d’une longue table de marbre, Imbert fait du service une partie du spectacle. Le souvenir familial et la grande cuisine française trouvent ici un autre décor et une autre échelle.
Une signature pour les voyageurs et les marques
En avril 2022, Belmond nomme Jean Imbert chef du Venice Simplon-Orient-Express. Sa mission dépasse le dîner : le nouveau concept couvre les repas en cabine, le thé, les canapés du bar et les menus des voitures-restaurants. Il participe aussi à leur ambiance et à leur identité visuelle. Pour l’hôtelier, une signature culinaire accompagne toute l’expérience du voyage.
La même année, il signe la carte de Monsieur Dior au 30 Montaigne. Le chef entre dans l’univers d’une maison de couture, où le restaurant complète la boutique et les espaces consacrés à son histoire. Il ne devient pas pour autant propriétaire de Dior ou du palace voisin : ses interventions relèvent de collaborations et de responsabilités culinaires.
Nespresso l’associe ensuite à sa collection de fêtes 2024. Il participe à la création de cafés, dont une saveur inspirée du croissant aux amandes et une autre aux notes de cacahuète et de sésame grillé. Son travail prend alors la forme d’un produit vendu en capsules, loin des couverts d’une salle de restaurant. L’annonce de la marque décrit cette création commune, sans révéler les conditions financières du contrat.
| Projet | Place de Jean Imbert dans le parcours |
|---|---|
| L’Acajou | Premier restaurant parisien, ouvert à 22 ans. |
| Mamie, 2019-2021 | Les recettes de Nicole dans l’ancienne salle de L’Acajou. |
| Swan, 2018 | Carte et cuisine du projet de Pharrell Williams et David Grutman à Miami. |
| Plaza Athénée, à partir de 2021 | Direction culinaire et table gastronomique étoilée en 2022 ; fin des fonctions opérationnelles en 2026. |
| Venice Simplon-Orient-Express, 2022 | Conception de l’expérience culinaire à bord du train Belmond. |
| Nespresso, fêtes 2024 | Création commune d’une collection de cafés. |
Les changements de 2025 et 2026
En 2025, plusieurs anciennes compagnes accusent Jean Imbert de violences conjugales. Il nie avoir exercé des violences physiques ou psychologiques et annonce en août se mettre en retrait de ses activités. La procédure et ses effets professionnels font désormais partie de son parcours public.
Au Plaza Athénée, la direction lui retire ses fonctions managériales et exécutives en avril 2026. Dans les déclarations recueillies par l’AFP, François Delahaye indique alors maintenir une fonction de directeur artistique jusqu’à l’échéance du contrat en juin. Cette annonce datée ne permet pas de présumer sa prolongation. En septembre, le palace présente La Grande Table du Plaza Athénée, sous la conduite de Jocelyn Herland, Anthony Di Prospero et Angelo Musa.
Chez Dior, Yannick Alléno a pris la suite dès septembre 2025. Le site de la maison le présente aujourd’hui à la tête de Monsieur Dior, du Café et du Jardin. Le nom de Jean Imbert reste attaché à l’ouverture de 2022, mais il ne dirige plus ces espaces.
Après sa garde à vue, Jean Imbert est placé sous le statut de témoin assisté le 5 août 2026. Il conteste la qualification pénale des éléments reprochés, selon le parquet de Paris cité par Le Monde. Il n’est pas mis en examen à cette date ; ce statut ne clôt pas l’information judiciaire et ne préjuge pas de son issue.
À découvrir aussi
Sources et méthode
Les références qui documentent les chiffres et le parcours. Comment nous vérifions les informations.
Consulter les sources11 références
-
L’Hôtellerie Restauration : Jean Imbert, nouvel étoilé Michelin, 7 avril 2022.
-
Belmond : nomination au Venice Simplon-Orient-Express, communiqué repris le 6 avril 2022.
-
Dorchester Collection : La Grande Table du Plaza Athénée, 14 septembre 2026.
-
Photographie — Mxntis / Wikimedia Commons, CC0 1.0. Licence CC0 1.0.
Par la Rédaction Fortune Stars. Signaler une erreur sur cette fiche.
